Pearl Jam
Ten (1992)
version Européenne originale de 1992
MP3 (320 Kbs)

Tout a commencé après le split de Mother Love Bone, Stone Gossard , Jeff Ament Mike McCready, Dave Krusen reforme un groupe, avec un nouveau chanteur Eddie Vedder, qui s’appellera cette fois-ci Pearl Jam (en référence à la grand mère d’Eddie Vedder). Nous sommes en 1990. Leur premier album ten sortira l’année suivante.
Grâce à la vague ‘grunge’ (Stone Temple Pilots, Soundgargen, Nirvana, Alice in Chains...) Pearl Jam se fait connaître, les albums vont s’enchaîner Vitalogy, Mirror Ball, Yield, … Pearl Jam va alors se démarquer de la scène Grunge, et va même trouver sa place en tant que groupe de rock mythique au niveau international ! La magie opère, et Pearl Jam nous concocte albums après album des petits bijoux tous aussi étonnants les uns que les autres.
A noter que Pearl Jam est réputé pour ses refus catégoriques face à l'industrie du disque puisqu’ils ne tourneront aucun clip pour les singles du deuxième album Vs en 1993.
Ils iront même jusqu'à annuler certaines dates de leurs tournées car le groupe refuse catégoriquement de vendre les tickets au dessus de vingt dollars.
Genre : Grunge / Fusion
Origine : Seattle, USA


line-up :
Dave Krusen : batterie, percussions
Jeff Ament : basse
Eddie Vedder : chant
Mike McCready : guitare
Stone Gossard : guitare
musiciens additionnels :
Rick Parashar : piano, orgue, percussion, production
Walter Gray : violoncelle
Tim Palmer : extincteur, moulin à poivre, mixage
Ten est le premier album de Pearl Jam. Il est paru le 27 août 1991 sur le label Epic. Il est classé 207e par le magazine Rolling Stone sur la liste des 500 plus grands albums de tous les temps.
Ten est intitulé ainsi à cause du numéro du maillot du joueur de basket américain Mookie Blaylock.
Les paroles d'Eddie Vedder expriment la solitude et la confusion de l’enfance, spécialement dans Jeremy, où l'auteur parle de l’abus émotionnel et physique. Vedder refuse d’avouer que ses paroles parlent de lui. « Je ne suis pas assez bon parolier pour venir avec un message et tenter de le glisser dans une chanson ». Kurt Cobain, de Nirvana traite Pearl Jam de "bande de carriéristes" et explique qu’ils ne sont qu’un groupe de rock conventionnel habillé en grunge. Spin décrit une de leur performance par "une expérience tellement intense que même les sceptiques ressortent de là avec une nouvelle énergie émotionnelle que le groupe leur communique".
En 1992, Pearl Jam débute une tournée de 18 mois pour promouvoir l’album. Le film Singles de Cameron Crowe, tourné peu avant la sortie de l'album, où les membres de Pearl Jam apparaissent rapidement, contribue encore à diffuser leur image. Ils enregistrent de plus un MTV Unplugged. C’est à ce moment que Kurt Cobain propose une trêve entre lui et Vedder en expliquant simplement : "je ne le referais plus. Cela fait du mal à Eddie et c’est quelqu’un de bien".
Critique de l'Album
En 1991, nous sortons d'une sombre décennie où la culture sous toutes ses formes, a atteint des profondeurs abyssales dans la vulgarité, la pose, la stupidité et le mauvais goût ... Le 27 août de cette année, sort le premier album d'un groupe qui marquera les esprits, Ten de Pearl Jam.
La première chose qui ressort de ce disque, est cette voix, totalement inédite, incroyable de puissance et de subtilité !!! Jamais nous n'avions entendus pareille chose. Associée à la classe déjà reconnue de Stone Gossard et de Jeff Ament (ex-Green River, avec Mark Arm et Steve Turner de Mudhoney ; et ex-Mother Love Bone) et du fabuleux soliste Mike McCready, Eddie Vedder apparaît aux yeux de tous comme le nouveau héraut du rock.
Pour un premier album, Ten est tout simplement incroyable de cohérence et de maturité. C'est un disque écrit avant tout pour la scène, avec des hymnes aussi entraînant que "Once", "Even Flow" et "Porch". Stone Gossard et Jeff Ament dressent une rythmique éléphantesque qui sert de tremplin au lyrisme sadique de Mike et à la puissance (encore) de la voix de Vedder. Le très grand "Alive" est le parfait exemple de ce qu'était Pearl Jam à l'époque.
La musique, parfaite, nous fait bondir et danser comme des damnés, et le chant, quant à lui, nous fait voir les étoiles et nous serre le cœur !!! L'émotion est encore plus grande sur des morceaux comme "Jeremy" ou "Garden". Deux morceaux totalement irrésistibles, et complètement inespérés à l'époque tant la mode était aux balades mielleuses, dégoulinantes de bon sentiments hypocrites et de solos dégueulasses qui foutaient la gerbe à tous les gens de goût. Ici, Eddie Vedder est d'une sincérité désarmante et l'inspiration dont font preuve Mike, Stone, et Jeff confère au génie.
Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises, car Pearl Jam a été, dès ses débuts, capable de miracle. Et le miracle en question s'appelle "Black". Une chanson tout simplement parfaite. Les mots ne servent en rien dans le cas présent, car il est impossible de décrire tant de beauté. La perfection et les larmes, voilà ce qu'évoque "Black" pour moi.
Dans un autre registre, les gars de Seattle nous gratifient des magnifiques "Release" et "Ocean", et des très rock "Deep" et "Why Go" ; et ils font de Ten un des meilleurs premiers albums de tous les temps.
De tous les albums de Pearl Jam, Ten est celui qui a remporté le plus de succès. Apparus en plein boom grunge, c'est celui dont tout le monde se souvient, et celui que tout le monde aime (au détriment des suivants malheureusement).
Pourtant nous sommes obligés de constater que c'est l'album qui a le plus mal vieilli, et on se surprend à préférer les morceaux qui le composent lorsqu'ils sont joués en concert. Pearl Jam nous a maintes fois prouvé par la suite, que leur univers était bien plus vaste que ce que Ten sous-entendait. Il en reste néanmoins un album sublime, et une découverte : Eddie Vedder.
"plusieurs avis valent mieux qu'un"
Il est fort regrettable, qu'une des toutes premières idoles charismatiques du grunge nous quitte déjà, après avoir subi une overdose d'héroïne en 1990 à l'âge de vingt-quatre ans seulement. Alors que Andrew Wood officiait déjà dans l'un, pour ne pas dire le père du mouvement grunge formé au début des 80's, avant même l'arrivée de Soundgarden ou de Green River, Malfunkshun dont il était le leader depuis son plus jeune âge, n'avait néanmoins pas encore eu l'opportunité de sortir un opus. Après le split de Malfunkshun en 1988, il fonda un nouveau groupe du nom de Mother Love Bone et enregistra "Apple" - un premier album qui ne verra le jour qu'après le décès de son vocaliste. Considéré comme le foyer, le berceau historique du grunge, sa vie se termina donc à Seattle.
C'est ainsi qu'après cette tragédie, deux ex-membres de Mother Love Bone (ayant aussi officié au sein de Green River) - Jeff Ament, Stone Gossard puis Mike McCready décidèrent de recruter Dave Krusen à la batterie puis Eddie Vedder au poste de vocaliste alors que le quatuor se nommait alors Mookie Blaylock, en référence à un joueur de basket professionnel qu'ils admiraient. La confiote de Pearl est donc née suite à la signature avec le label Epic Records se rebaptisant nul autrement que Pearl Jam (petit clin d'oeil adressé à la grand-mère de Eddie Vedder, qui dit-il, savait faire une confiture très spéciale).
Paradoxalement au triomphe connu par "Nevermind" - Kurt Cobain critiqua Pearl Jam pour son succès commercial et de ce fait, cette première oeuvre du nom de "Ten" - se hissant même au-delà du second album de Nirvana pour son aspect plus intense. Ainsi, le titre d'ouverture poignant répondant au nom de "Once" ne manquera pas d'accrocher l'auditeur dès les premières notes et notamment par son intro assez mystérieuse voire même chaotique. On y retrouve ainsi, le chant possédé et enragé si caractéristique de Eddie Vedder, avec un refrain et des envolées hard-rock d'une rare intensité.
En parlant de cette introduction, elle constitue le premier volet d'une piste cachée appelée "Master/Slave" auquel s'ajoute une seconde partie arrivant après le morceau "Release" (à partir de 05:26 environ) clôturant l'album. Hormis les choeurs de Vedder intervenant de manières discontinues, il s'agit en effet, d'une pièce purement instrumentale, présentant une ligne de basse fretless interprétée par Jeff Ament ainsi que d'étranges sons de claviers.
Qu'on le veuille ou non, ce "Ten" est un enchaînement de hits tous plus expressifs et dignes d'intérêt les uns que les autres où le combo effectue un travail remarquable sur les lyrics. A l'heure où cette fameuse génération X ne cesse de s'apitoyer sur son sort et de mettre en avant son mal-être ou ses mauvaises expériences, Pearl Jam, lui, traite en plus de cela, de questions sociales et donc existentielles sur "Even Flow" ou "Why Go" ou encore de passions plus personnelles comme sur "Oceans" (le surf pour Eddie Vedder).
Aussi, que dire de "Even Flow" et de son intro qui effleure presque le stoner ou de l'hymne fondateur "Alive" contenant un des plus grands solos jamais réalisés par le guitariste McCready et de l'utilisation de la pédale wah-wah ? Leur point commun, des refrains entêtants chantés à la perfection où la mélancolie et les frissons s'invitent même lorsque la voix du très charismatique Vedder s'élève sur "Black" - véritable chef-d'oeuvre intemporel, traversant les époques. Tout comme "Garden" laissant place à une forme d'apaisement et de sérénité ou encore avec le très planant "Release" pour ne citer qu'eux, le chant aérien et les refrains particulièrement rythmés de "Black" forment un ensemble des plus déprimants. Enfin, si l'on continue de décortiquer ce "Ten" avec précision, on pourra même forcer la comparaison avec le vocaliste Chris Cornell lorsque Eddie Vedder monte en puissance sur "Jeremy" avec sa voix cassée (cf. à partir de 02:49).
Riche. Intense. Paralysant. Trois adjectifs qui pourraient bien décrire cette oeuvre majeure du mouvement grunge qu'est "Ten". Si bien que la musique de Pearl Jam ne peut laisser indifférent un auditeur quel qu'il soit. Un opus d'exception où même les pistes bonus constituent de véritables trésors comme la jazzy et très expérimentale "Dirty Frank" par exemple. C'est dire, que la volonté du groupe à se distinguer du heavy metal lourd et sombre de Alice In Chains, des sonorités punk-hardcore ainsi que des assemblages pop-grunge de Nirvana (entre autres) est désormais chose faîte. On peut donc dire qu'un nouveau chapitre grunge s'est ouvert en ce début des 90's et Pearl Jam est bien sûr l'un de ses groupes, qu'on écoutera avec toujours autant de passion dans de nombreuses années.
Format : MP3 (320 Kbs)
durée totale : 1 h 07 mn 27 s
présence pochette & livret : oui
les titres de l'album :
1. Once
2. Even Flow
3. Alive
4. Why Go
5. Black
6. Jeremy
7. Oceans
8. Porch
9. Garden
10. Deep
11. Release
12. Alive (Recorded live at RKCNDY, Seattle, 03/08/1991)
13. Wash
14. Dirty Frank
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