Dans le monde du rock progressif, il n’est pas fréquent qu’un groupe revienne après une longue pause avec une offre fraîche à la fois nostalgique et réconfortante. C’est exactement ce qu’a fait le groupe de rock progressif néerlandais ICE, en sortant son deuxième album, après « The Saga », sorti en... 2005.
L’enregistrement du titre, qui commence le tout, place la barre haute avec sa couche vocale. La voix puissante du chanteur principal (Hein Van Den Broek) est un mélange de clarté et d’émotion qui attire immédiatement l’attention de l’auditeur. En arrière-plan, on entend des voix provenant de l’interphone accompagnant la préparation du lancement d’un vol spatial.
Les paroles, souvent introspectives et poétiques, sont très sincères, ce qui donne de la profondeur à la musique.
Chaque morceau donne l’impression d’être raconté à l’envers, et les voix mènent le récit d’une manière à la fois convaincante et engageante.
L’une des caractéristiques les plus remarquables de cet album est l’excellent travail du guitariste (Chris Van Hoogdalem). Des solos complexes qui s’envolent avec précision, aux sections rythmiques qui soutiennent chaque morceau avec une base solide, le travail de la guitare est tout simplement spectaculaire. L’utilisation de guitares électriques et acoustiques ajoute de la dynamique à l’album, offrant une riche tapisserie de sons qui maintient l’auditeur engagé du début à la fin.