Tinsley Ellis - Ice Cream In Hell 2020 (flac 16b 44kHz)

TITRES
01. Last One To Know (4:44)
02. Don't Know Beans (3:43)
03. Ice Cream In Hell (4:13)
04. Foolin' Yourself (4:30)
05. Hole In My Heart (6:45)
06. Sit Tight Mama (4:00)
07. No Stroll In The Park (4:41)
08. Evil Till Sunrise (3:03)
09. Everything And Everyone (4:00)
10. Unlock My Heart (3:54)
11. Your Love's Like Heroin (7:07)
Première réalisation du label au saurien pour cette nouvelle année, ce 18ème album de Tinsley Ellis est aussi le 11ème qu’il édite sous cette enseigne. Ce pyrotechnicien Georgien des six cordes y confirme également ses talents de songwriter, puisqu’il en signe l’intégralité. Enregistré à Franklin (non loin de Nashville, Tennessee) dans le studio de son complice et co-producteur, Kevin McKendree, c’est bien entendu un nouveau festival de guitare amplifiée. Démarquage du “Born Under A Bad Sign” de Booker T. Jones et William Bell (dont Albert King et Cream firent ce que l’on sait), “Last One To Know” réinvestit, cuivres à l’appui, les territoires saturés de sustain qu’inaugurèrent avant lui les deux Albert (en comptant bien sûr le regretté Collins). Les cocottes funky de “Don’t Know Beans” rappellent le “If Walls Could Talk” de Little Milton, tandis que le mid-tempo de la plage titulaire évoque le John Mayall post-BluesBreakers des années 90, quand l’imposant Texan Buddy Whittington officiait encore à ses côtés. Autant dire qu’on n’y plaisante pas question groovy feeling, et le solo qu’y prend Tinsley Ellis sur la coda en fade exhale même un goût de trop peu! Quitte à citer Mayall, l’enlevé Chicago-shuffle “Foolin’ Yourself” renvoie carrément à l’époque où ce dernier hébergeait des bleusailles telles que Clapton et Mick Taylor (l’orgue de McKendree y accentuant encore la similitude). Le lent et cuivré “Hole In My Heart” confirme cette tendance, sur le mode mineur selon lequel le père du British Blues adapta en son temps le “So Many Roads” d’Otis Rush. Puisque c’était à Peter Green qu’échoyait alors la lead guitar, le défi s’avère conséquent, mais Tinsley Ellis ne s’en laisse pas conter non plus, et c’est sans doute l’une des plage où ses soli s’avèrent les plus pétrifiants, avec le “Your Love’s Like Heroin” qui referme le ban. L’irrépressible crescendo sur lesquels ils s’y déploient emporte en effet toute résistance. Hommage revendiqué au raw-southside blues que délivraient Hound Dog Taylor et ses Houserockers, “Sit Tight Mama” propose une slide au kérosène, servie sur le tapis hérissé d’une section rythmique montée sur ressorts: on s’y croirait, gnôle et tabac gris compris! Retour à Albert King (via Stevie Ray Vaughan) avec un “No Stroll In The Park”, le genre de funky Memphis stew qui envoûte les hanches des ladies en goguette, et fait briller les yeux (ainsi que les couronnes dentaires) de leurs marlous. McKendree s’y fend d’un bref mais gouleyant solo d’orgue, introduisant celui, proprement incendiaire, du patron: l’effet est proprement tellurique. Le funk buté de “Evil Till Sunrise” renvoie au Hendrix de Band Of Gypsies, et vous conviendrez qu’il ne faut pas manquer d’audace pour aborder pareil registre. Ceux qui suivent quelque peu Tinsley savent bien qu’il est assez intrépide pour se risquer à ce type d’exercice, dans lequel Robin Trower excelle lui aussi. Quitte à se lancer des défis, Ellis aborde ensuite un autre challenge, en pastichant Carlos Santana himself sur “Everything And Everyone”. L’enjoué “Unlock My Heart” arpente quant à lui les platebandes de Jimmy Reed, tout en persistant à les transposer dans l’univers du père Mayall. Et s’il s’agissait réellement de son meilleur disque à ce jour? Nous ne sommes en tout cas pas loin de le croire.
Patrick Dallongeville
Paris-Move, Blues Magazine, Illico & BluesBoarder
PARIS-MOVE, January 25th 2020
INFOS sur L’ALBUM et DETAILS SUR L’UPLOAD
Présence des Covers : oui
Genre : Blues Rock
Découpé avec : Nero à partir du CD d’origine
Taille : 345 Mo
Up réalisé par : duckjibe
Bonne écoute à tous et n’oubliez pas d’acheter aussi de la Musique.
Un commentaire fait toujours plaisir.?