David Fray est un pianiste français né le 24 mai 1981 à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées. Il est marié avec Chiara Muti. Après avoir remporté divers concours, il entre en 1999 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe de Jacques Rouvier où il obtient le diplôme de formation supérieure avec mention très bien. En 2002, David Fray est admis en cycle de perfectionnement — de nouveau chez Jacques Rouvier — puis en formation supérieure de musique de chambre — dans la classe de Christian Ivaldi et de Claire Désert. (page Wiki) (WebSite)
Ce tout neuf ensemble Chopin certes n'est pas de beau ciel nocturne et de salon : mettant au contraire très en évidence la turbulence d'humeur et d'âme, les à-coups, sursauts et spasmes d'une sensibilité (celle de Chopin) tout sauf vouée à modeler de beaux camées. [...] De bout en bout, et culminant dans sa Polonaise Fantaisie centrale, le cœur qui bat dans ce Chopin n'est pas un cœur rêveur, mais dramaturge, déchiré, avec des chutes. [...] C'est un Chopin non pas noir [...] mais trouble et surtout troublé ; étonnamment libre et moderne, comme si le pianiste osait, se faisant lui-même Chopin, dire le fond de sa pensée, que la perfection de la forme et la simple beauté du son, chez lui, trop souvent occultent. (Classica, février 2017 / André Tubeuf)
Remarquablement, David Fray avait gardé Chopin hors de son répertoire actif pendant 15 ans avant d'enregistrer ce disque. Il n'est donc peut-être pas surprenant que ce soit une affaire très réfléchie et patiente. Chopin de Fray ne cherche pas à impressionner ou à frapper les chaussettes de qui que ce soit; et la prépondérance des Nocturnes et des œuvres de nature nocturne le suggère également. Mais, comme pour son précédent recueil de Schubert (Editor's Choice, 5/15), c'est la poésie qui transparaît, la sensualité chaste, la douce mélancolie, sans oublier le ton délicieusement nacré, capturé dans un son magnifique par les ingénieurs d'Erato . Au début du disque, la main droite de Fray chante la célèbre mélodie de l'Op 9 No 2 Nocturne avec une séduisante tendresse. Écoutez le soin avec lequel il choisit les notes de basse de l'Op 48 n ° 1 ou le léger ondulation de la partie médiane des accords brisés de cette œuvre; il parvient également à construire la passion dans la dernière minute dans des restrictions auto-imposées, créant une tension sophistiquée. Tout au long, vous avez l'impression que ses Nocturnes veulent se replier dans l'impressionnisme onirique, résistant à la tentation de la grandeur rhétorique. Là où d'autres pourraient pousser vers l'avant et vers l'extérieur, Fray a tendance à se retenir. Son approche convient aussi aux Mazurkas qu'il choisit, trois d'entre elles réparties dans le programme, ainsi que la valse simple. Il leur apporte à tous une tendresse émouvante et touchante - goûtez à son doux chant Op 63 No 3 pour un avant-goût. L'approche de Fray est suprêmement séduisante, mais elle donne parfois l'impression qu'il est sur le point de s'endormir, et pour moi la Polonaise-fantaisie , en particulier, appelle à une palette offrant plus que le blues en sourdine que Fray utilise. Parfois aussi, son rubato, dans les accompagnements à gauche, se sent un peu sur-déterminé. Malgré toute sa réflexion et son introspection, Fray parvient à ne jamais paraître simplement égocentrique ou indulgent. C'est un jeu de Chopin d'une gravité et d'une beauté considérables. (gramophone)
Le nouveau CD du pianiste français repéré lors du Concours musical international de Montréal en 2004 prouve que l’âme de David Fray est intensément romantique, loin de Bach à travers lequel son éditeur avait tenté de le lancer. Invoquer Schumann pour définir Chopin — par le murmure et l’intensité des silences —, comme l’affiche le dos du disque, définit ce romantisme comme d’essence germanique. David Fray semble avoir en commun avec Hélène Grimaud la présence quasi obsédante de cette germanité. On en ressent presque physiquement la douleur dans ce parcours Chopin, où murmures et silences distillent une nostalgie automnale. Ce Chopin schumannien, avec si peu de rayons de soleil, invite-t-il à la méditation ou se regarde-t-il souffrir ? Se poser la question, c’est entrer dans le jeu de David Fray et faire face à une démarche qui, même si on n’y adhère pas, a le mérite de la cohérence et de l’intégrité. Respect. (ledevoir)
Si vraiment vous n'avez rien compris, ou alors faites partie de la TEAM-PENDING: SYNOPSIS (!) Comme son titre l'indique avec beaucoup d'à-propos, ce CD est consacré à des œuvres généralement spécifiées, interprétées par les artistes mentionnés sur la pochette (dingue non ?) GENRE : CLASSIQUE (bah nan, c'est pas du hip-hop, et puis j'ai déjà renseigné le "GENRE" ! ) ARTISTES: DAVID FRAY ALBUM :CHOPIN | NOMBRE DE PISTES: 13 AVEC LES BELLES MAJUSCULES