


Artist: Manu Katche
Album: The Scope
Released: 2019
Style: Jazz
Format: MP3 320Kbps
Size: 86 Mb
Nombre de fichiers : 11
Nombre de pistes : 10


01 – Keep Connexion
02 – Glow
03 – Vice (feat. Faada Freddy)
04 – Overlooking
05 – Please Do
06 – Paris me manque (feat. Jazzy Bazz)
07 – Let Love Rule (feat. Jonatha Brooke)
08 – Don’t U Worry
09 – Goodbye For Now
10 – Tricky 98′ – Le match de légende

Manu Katche

Grand retour pour le prolixe et prolifique batteur qui a joué avec la terre entière ! Manu Katché se fait visiblement plaisir avec l'album The Scope. Il explore la formule du quartet en enregistrant « The Scope » avec un compagnon de longue date à la basse: Jérôme Regard, le guitariste Patrick Manouguian et le pianiste Elvin Galland qui réalise l'album. Prévu pour le 01/02/2019, avec un concert de sortie au Café de la Danse, The Scope intrigue déjà. Manu Katché a joué au cours de sa carrière avec Joni Mitchell, Sting, Dire Straits, Tears for Fears, The Christians, Robbie Robertson, Joan Armatrading, Paul Young, Tracy Chapman, Youssou N’Dour, Pino Danielle, Simple Minds, Joe Satriani, Richard Wright sans bouder pour autant ses camarades francophones puisqu’il retrouve entre deux Véronique Sanson, Francis Cabrel, Laurent Voulzy, Stephan Eicher, Michel Petrucciani...
C’est un album tourné vers la mélodie et la danse auquel nous avons affaire, un « Scope » des influences et des goûts de Manu, qui aussi bien joué avec Sting ou Michel Jonasz qu’avec le trompettiste polonais d’avant-garde Tomasz Stanko. Dés le premier morceau « Keep the connexion » on entre dans un groove atmosphérique, assez proche de l’esprit du trip-hop. Le second morceau « Glow » continue dans cette veine mais avec des chœurs et un rythme funk plus appuyé, et un solo de guitare « pinkfloydien ». On est là loin du jazz, et ce serait une erreur que de considérer cet album, comme un album de pur jazz. Si le jazz est là (comme dirait Nougaro…) il n’est qu’une pièce du puzzle musical qu’est ce disque. La soul et la pop, en sont quant à elles les pièces principales. Le morceau suivant « Vice » voit l’apparition de Faada Freddy sur une très belle composition R’n’b. Avec « Paris me manque » seul morceau au titre en français, (et pour cause…) on se rapproche d’un jazz-rap à la Jazzmattazz pour évoquer la nostalgie d’un Paris qui n’existe plus. Avec le morceau suivant « Let love rule » (rien à voir avec Lenny Kravitz) est une complainte pop et éthérée, très agréable. En définitive un album réussi, plaisant, voire planant, mais qui pour certains manquera sans doute un peu de mordant.


