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John Cale - Paris 1919 [Expanded & Remastered] (1973) FLAC 16bits 44.1kHz torrent


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Download John Cale - Paris 1919 [Expanded & Remastered] (1973) FLAC 16bits 44.1kHz torrent




Torrent Description

Paris 1919
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information_musique.png
Artiste : John Cale
Durée : 1h 19min 12s
Label : Reprise Records
Date de sortie : 25 février 1973
Plus d'information sur deezer : http://www.deezer.com/album/14030866
Liste des pistes
   1. Child's Christmas In Wales [03:20]
2. Hanky Panky Nohow [02:46]
3. The Endless Plain Of Fortune [04:12]
4. Andalucia [03:54]
5. Macbeth [03:06]
6. Paris 1919 [04:06]
7. Graham Greene [03:00]
8. Half Past France [04:19]
9. Antarctica Starts Here [03:00]
10. Burned Out Affair (Outtake) [03:24]
11. Child's Christmas In Wales (Alternate Version) [03:30]
12. Hanky Panky Nohow (Drone Mix) [02:51]
13. The Endless Plain Of Fortune (Alternate Version) [04:08]
14. Andalucia (Alternate Version) [04:34]
15. Macbeth (Rehearsal) [03:34]
16. Paris 1919 (String Mix) [04:29]
17. Graham Greene (Rehearsal) [01:40]
18. Half Past France (Alternate Version) [04:50]
19. Antarctica Starts Here (Rehearsal) [02:52]
20. Paris 1919 (Piano Mix) [06:09]
21. Macbeth (Instrumental) [05:17]

Mariant dans la déraison rock et classique, l’album Paris 1919 reste le chef-d’oeuvre de John Cale. 

"Andalucia/When can I see ya?” C’est une des rimes les plus pauvres de l’histoire de la pop-music. Elle ouvre la chanson Andalucia sur l’album Paris 1919 de John Cale. C’est bien le seul reproche que l’on puisse faire à ce disque adoré et vénéré parmi tous.

Partout ailleurs, dans un savant jeu de trompe-l’oeil, de volupté menacée et d’élégance lacérée, Paris 1919 demeure le chef d’oeuvre baroque et barré d’un homme qui a rompu le dialogue avec la raison.
Sur la pochette, engoncé dans un costume blanc de héros fitzgeraldien, John Cale a beau simuler la suavité, le regard en dit long : cet homme a vu le diable.
Il le chantera l’année suivante sur l’album Fear (1974), troquant le trois-pièces et le jabot pour une camisole de force quand il hurlera : 
“Fear is a man’s best friend…” 
(“La peur est la meilleure amie de l’homme…”).

Sur Paris 1919, la peur a pourtant des airs de caniche de salon. Mais le caniche a la rage.
John Cale est un homme aux aguets depuis qu’il a découvert la perversité diabolique des hommes dans une église du pays de Galles : il n’est encore qu’un enfant quand un prêtre déforme sa jeunesse. Le reste sera fuite en avant : dans les légendes arthuriennes d’abord (il est convaincu que Merlin est originaire de son village gallois), puis dans l’apprentissage du violon violent, un style grinçant et barbare qu’il invente lui-même à 12 ans.

Son jeu lui vaudra très vite l’admiration de compositeurs comme Aaron Copland et la haine farouche de ses enseignants, notamment quand il reçoit une bourse pour faire ses études à Londres au prestigieux Goldsmith’s College, où il obtiendra le titre “d’étudiant le plus détesté de sa promotion”.
Au Royaume-Uni, ses activités consistent entre autres à détruire des pianos au marteau-piqueur ou à hurler sans répit devant des pots de fleurs jusqu’à ce que les plantes meurent.
Pire encore : détenteur d’une bourse de recherche à Boston, il débarque en 1963 à New York et se fait littéralement happer par l’avant-garde de la ville.
Avant de former le Velvet Underground avec Lou Reed en 1965, il joue avec La Monte Young, John Cage ou Tony Conrad.
Il participe ainsi à une lecture complète, au piano, de Vexations d’Erik Satie. Un seul spectateur assistera à ce concert dans son intégralité : dix-huit heures de musique non-stop. L’absence de public et donc de confrontation dans le milieu de l’avant-garde classique finit par lasser ce provocateur-né : lui qui, quelques années plus tard, égorgera sur scène des poulets vivants avec ses dents passe donc à l’ennemi, le rock.

Les stridences, la violence retenue, l’anxiété du Velvet Underground lui doivent tout. Avec son violon dingue, il ordonne au rock de sortir de ses gonds, de se vautrer dans le foutre noir et le mauvais sang.
Il sait, bien avant des Beatles encore benêts, ce que les compositeurs d’avant-garde peuvent apporter à cette musique malléable, en chantier, à quel point un son peut kidnapper et détourner une chanson.
Discret mais déterminant, en parallèle de sa carrière de musicien, il produira quelques artistes influents, des Stooges aux Happy Mondays, de Patti Smith aux Modern Lovers.

John Cale est aux Etats-Unis depuis dix ans quand, en 1973, la vieille Europe le rattrape.
Comme dans une chanson de Barbara, il revient, sur Paris 1919, chanter les lieux de l’enfance. Ce qu’il en découvre en revisitant le pays de Galles est d’une noirceur absolue. Rarement il atteindra un tel abîme, s’abandonnera à de telles introspections.
Un glaçant “Nothing frightens me more/Than religion at my door”(“Rien ne me fait plus peur/Que la religion à ma porte”) sur Hanky Panky Nohow, entre autres références cinglantes à l’Eglise, se charge, en sous-main, de détruire férocement les atmosphères pastorales, luxuriantes de l’album Paris 1919 : le costard est blanc mais nous sommes en pays minier, en pays miné. 

Pour décrire la schizophrénie de Paris 1919, John Cale dira à l’époque qu’il avait trouvé “une façon ravissante de raconter des choses très laides”.
Le Gallois est alors largué, écoute les Beach Boys en continu, recrute des musiciens étonnants (les plutôt rustiques Little Feat !) et laisse au patient producteur Chris Thomas la réalisation d’arrangements miraculeux et opulents.

Dans ces seventies naissantes, le concept album est devenu une plaie, un passage obligé : Paris 1919, qui télescope Shakespeare et Graham Greene, le traité de Versailles et le maltraité de Galles, se joue très loin de ces gesticulations prétentieuses.
John Cale ne colle pas avec ostentation du classique sur du rock, comme si c’était une promotion sociale : intime des deux, il les oblige à coucher ensemble, les condamne à toutes les perversions dans des draps de soie.
“You’re a ghost, la la la la”, chante-t-il jusqu’à s’époumoner. Tout ici, effectivement, semble fantomatique. Il y chante un pays, un continent qui n’ont jamais existé : l’Europe n’est qu’un champ de bataille, son histoire un catalogue de barbaries. 
Paris 1919 est une pause irréelle, un entredeux- guerres : une pochette blanche, immaculée, entre deux conflits, entre deux périodes noires de l’histoire – on parle ici de John Cale.

Paris 1919,
 c’est l’avant années folles – au sens psychiatrique du terme. Un disque finalement aussi toxique, dangereux, ravagé que le Berlin de Lou Reed, enregistré presque en même temps, lui aussi sur les ruines fumantes d’une Europe de fantasme, lui aussi avec des cordes symphoniques et siphonnées.
Comme il est écrit que ces deux frères ennemis doivent sans merci se suivre et s’épier, John Cale a donc décidé, comme Lou Reed avec Berlin, d’adapter finalement cet album mythique à la scène.
Il lui aura fallu, lui aussi, sortir des excès, des turbulences pour porter à la scène son album préféré. Presque quarante années de filtres pour enfin être capable de le chanter : le jouer sans l’incarner, sans s’y brûler, s’y balafrer. Après trois représentations en Grande- Bretagne, le Barnum déglingué de Paris 1919  se pose à Paris 2010 le 5 septembre.

https://www.lesinrocks.com/2010/09/03/musique/john-cale-a-pleyel-la-story-de-paris-1919-1126361/

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Codec audio : FLAC à 924kbps
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Nom de la release : John Cale - Paris 1919 [Expanded & Remastered] (1973) FLAC 16bits
Taille totale : 419 Mo


Download John Cale - Paris 1919 [Expanded & Remastered] (1973) FLAC 16bits 44.1kHz torrent


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