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Brahms | Anna Vinnitskaya (2016) [FLAC] torrent


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Download Brahms | Anna Vinnitskaya (2016) [FLAC] torrent




Torrent Description



Brahms | Anna Vinnitskaya


2016

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Anna Vinnitskaïa, née le 4 août 1983 à Novorossiisk (Union soviétique), est une pianiste russe.
Elle a remporté le premier prix du Concours musical international Reine Élisabeth de Belgique , à Bruxelles en 2007, après avoir remporté le Concours Elise Meyer Competition à Hamburg en 2004 et le quatrième prix du Concours Busoni en 2005....(...page Wiki...)

Je suis née à Novorossiysk, une grande ville portuaire située sur la côte russe, non ukrainienne, de la Mer Noire, et que j’appartiens effectivement à une famille de musiciens, puisque mon grand-père était chef d’orchestre à l’Opéra d’Odessa. Mes parents sont tous deux pianistes et professeurs de piano. Mon oncle paternel, Alexander Vinnitski, est un élève d’Oïstrakh, un violoniste concertiste qui enseigne principalement aujourd’hui au Conservatoire d’Helsinki, où il s’est fixé. Mon frère, enfin, est percutionniste à Moscou dans l’ancien Orchestre d’Evgeni Svetlanov, l’Orchestre symphonique de la Fédération de Russie, que dirige Mark Gorenstein.
Vos parents vous ont-ils les premiers inculqué les rudiments du piano ?
En réalité, personne ne m’a poussée vers l’instrument. J’y suis venue seule, naturellement, sans même m’en rendre compte. Il n’a jamais été question de me forcer, ni même de m’inciter à en jouer, puisque j’ai su dès l’origine que je deviendrai pianiste. De fait, mon parcours semble atypique, pour une interprète russe, dans la mesure où je ne suis passée ni par le Conservatoire de Moscou, ni par celui de Saint-Petersbourg, ce que je crois être très rare. J’ai commencé à travailler mon piano sous la direction de ma maman. Les premiers temps, j’ai pris des leçons parallèles auprès d’un professeur local de Novorossiysk, avec lequel j’ai déchiffré des pièces très intéressantes… mais bien sûr je le fréquentais moins que mon « tuteur à domicile » (d’ailleurs, il était moins sévère que ma mère !). Je me suis produite en public pour la première fois vers l’âge de neuf ans, et deux, trois ans plus tard nous avons déménagé au nord, à Rostov-sur-le-Don, près de la Mer d’Azov, où j’ai fait la rencontre d’un professeur merveilleux qui officiait au Conservatoire Rachmaninov. Ce fut une étape déterminante : Sergeï Ossipenko m’a beaucoup appris. Nous nous voyons encore de temps à autre.
Ce qu’il y a de remarquable, c’est qu’Ossipenko compte parmi les nombreux disciples de Lev Oborine [1907-1974, 1er Prix au Concours Chopin de Varsovie en 1927], or ma mère avait elle-même travaillé dans sa jeunesse avec un des anciens élèves du célèbre partenaire de David Oïstrakh. Quand j’ai eu 18 ans, j’ai intégré la classe d’Evgeni Koroliov à la Hochschule für Musik und Theater de Hambourg. Koroliov étant également dépositaire de la tradition d’Oborine, la filiation artistique de ce grand virtuose et pédagogue est très prégnante, dans ma formation personnelle. Je suis pleinement issue de l’Ecole d’Oborine.
De même que Vladimir Ashkenazy, par exemple. Comment caractériseriez-vous cet enseignement ?
Si je devais, si je pouvais définir l’approche pianistique et musicale que prône l’Ecole d’Oborine, telle que je l’ai reçue de mes maîtres, je dirais d’abord qu’elle s’attache au développement de la sonorité, avant même que d’évoquer les questions d’usage du poids naturel des bras, de liberté des membres, d’architecture de la main ou de position des doigts. L’Ecole d’Oborine se préoccupe premièrement de beauté, de justesse sonore, elle vise à la diversité des timbres, au raffinement maximal des ressources du toucher. Elle recherche et suppose le legato le plus absolu dans la conduite des lignes mélodiques, et fuit la dureté.
Nous parlons en russe de cantilena, de « son chantant », pas forcément puissant – rond et chaud, plutôt, éloquent, et, si j’ose dire, comme « imité de la voix humaine ». Il s’agit d’abolir les marteaux, d’annuler le côté percussif du piano, ce qui nécessite un contact étroit avec les touches, ainsi qu’une souplesse, qu’une relaxation totales de la main jusqu’aux épaules.
La description que vous en donnez est très intéressante, parce qu’elle atteste la véracité d’une généalogie pianistique en corroborant, deux strates plus bas, le jugement que Sviatoslav Richter portait à l’endroit du propre maître d’Oborine : Konstantin Igoumnov (1873-1948), qui fut le protégé de Taneïev, d’Arenski et de Siloti, puis le Directeur du Conservatoire de Moscou où il forma également Yakov Flière. Voici un extrait de ses carnets personnels :
« [Dans mon jeune temps], les trois piliers de l’école russe de piano étaient (outre Rachmaninov qui avait quitté le pays et qui, pour autant que je sache, n’enseigna jamais), Goldenweiser, Igoumnov et Neuhaus. Goldenweiser représentait la vieille tradition, un pianiste du genre pédant. L’important pour lui était de savoir s’il fallait faire ta ri ra, ti ra ri ou bien ti ra ra. Un pianiste académique et sans fantaisie. Igoumnov, lui, était un excellent musicien et un pianiste original. Il jouait avec lyrisme. Sa sonorité était splendide, raffinée, mais assez restreinte. Il était d’une autre génération, beaucoup plus vieux que Neuhaus chez lequel se précipitait tout ce qu’il pouvait y avoir de pianistes à Moscou »*....(...source...)

Lorsqu’en 2009, la pianiste russe Anna Vinnitskaya fut nommée comme professeur au Conservatoire supérieur de musique de Hambourg, elle était tout juste âgée de vingt-six ans – c’était le plus jeune professeur de piano d’une grande institution allemande. Peu de temps auparavant, elle avait été la deuxième femme à remporter le célèbre Concours Reine Élisabeth de Bruxelles, ce qui avait fort légitimement lancé sa carrière internationale dans les salles les plus prestigieuses du monde. Dans les quatre albums qu’elle avait ensuite publiés, elle manifestait une certaine prédilection pour ses compatriotes russes : Rachmaninov, Prokofiev et Chostakovitch, mais aussi pour l’univers sonore si subtil de Maurice Ravel. Pour son cinquième disque, elle rend pour la première fois hommage au principal compositeur de Hambourg, sa ville d’élection : Johannes Brahms. Signe de culot et de maturité artistique, Vinnitskaya n’a pas choisi ses sonates de jeunesse ni, à l’opposé, les cycles de variations certes terriblement virtuoses mais musicalement moins chargés. Non : elle a préféré se concentrer sur les œuvres de la grande maturité, dans lesquelles le compositeur abandonnait les amples formats de la tradition beethovenienne pour se tourner vers le lyrisme de la forme concise. Selon la pianiste, « l’âge venant, Brahms avait de moins en moins besoin de temps musical pour s’exprimer. Un pur concentré de musique. » En guise d’ouverture, elle nous offre la transcription pour la main gauche qu’avait réalisé Brahms de la Chaconne de la Deuxième Partita pour violon de J. S. Bach, encore un concentré de force pure. Enregistré en septembre 2015 à Neumarkt (Allemagne). page commerciale)


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Anna Vinnitskaya a jeté son dévolu sur un Bösendorfer aux timbres boisés, chaleureux. Pas une once de métal mais une patine d'un grand charme. [...] Sur ce splendide instrument, Vinnitskaya livre une interprétation exceptionnelle de la Chaconne de Bach arrangée au piano pour la seule main gauche par Brahms. On ne se rappelle pas avoir entendu jouer cet arrangement austère et assez ingrat (sans la magnificence virtuose de la transcription de Busoni) avec cette tenue implacable de la ligne et une telle concentration du geste. [...] Un disque Brahms de haut niveau, supérieusement conduit, que domine une grande Chaconne.» (Diapason, mars 2016 / Bertrand Boissard)

Le Brahms transcendé d'Anna Vinnitskaya. Pour son premier enregistrement consacré au répertoire allemand, Anna Vinnitskaya a choisi Johannes Brahms, compositeur pour lequel elle nourrit des affinités profondes. Après un précédent album totalement convaincant, c’est un nouveau coup de maître de la part de la pianiste russe (lire notre entretien). Inédit au disque, ce couplage de pièces pour piano solo porte la signature de son jeu souverain.
Peu enregistrée par rapport à la version virtuose de Busoni, la transcription pour la main gauche de la Chaconne de Bach offre au pianiste la possibilité de se concentrer sur une seule ligne mélodique, cassant la transversalité habituelle du piano. Plus fidèle à l’esprit même de l’écriture pour violon, elle est aussi plus difficile à « tenir ». Cette danse de la vie et de la mort est ici portée par une ferveur quasi religieuse, magnifiée par une architecture kaléidoscopique. Le phrasé délié d’Anna Vinnitskaya ne nécessite que peu de pédale et trouve une proximité organique avec l’œuvre. Une confirmation : le piano sur lequel elle joue est effectivement un ‎instrument rare.
Dans les opus suivants, la pianiste prend le texte à bras le corps, totalement habitée par cette musique. Elle fait clairement émerger des idées nouvelles dont ses choix de tempi. Déterminants pour ce qui suit, ils se démarquent de ce qu’on a l’habitude d’entendre.
Chacune des « miniatures lyriques » (opus 76) revêt une dimension picturale à l’équilibre de jeu exemplaire – un trait commun à l’ensemble des pièces. Là où certains s’attardent sur l’aspect méditatif, la richesse expressive est exploitée dans ses moindres contours. Anna Vinnitskaya souligne les voix intermédiaires, les fait converser entre elles. Proche du Mendelssohn des Romances sans paroles, l’Intermezzo n°4 en est un exemple probant. Autre sommet, les envolées du Capriccio en do majeur à l’exaltation renversante. ‎Les Rhapsodies sont caractérisées par une urgence de jeu bouillonnante qui porte loin le discours. La section médiane de la première, sorte de réminiscences touchantes, est jouée plus allant que d’ordinaire avec une cohérence d’unité pleine de maîtrise.
Les Fantaisies et leur jusqu’au-boutisme sont loin de se résumer à de simples atmosphères automnales. Chaque texture révèle ce qu’elle a de plus intime pour nous toucher au plus profond de nous-mêmes. Ce Brahms-là, débordant de vie et de sagesse, vibre dans toute sa modernité. La pianiste met en scène de puissants tableaux narratifs, entre ombre et lumière, et s’en approprie le contenu émotionnel (Intermezzo n°5, Capriccio en ré min.) Un sentiment parfois intériorisé naît d’un regard porté en arrière, une prise de conscience sur l’instant précis où le présent bascule pour changer à jamais. On retrouve ici pleinement cet aspect poignant de la musique de Brahms.
Cette interprétation de haut vol a les arguments pour rejoindre les versions contemporaines d’Angelich (op. 76 & 116) et de Grimaud (op. 116, Rhapsodies) sans oublier les légendaires enregistrements de Backhaus, Katchen et Gilels. La prise de son mate ne gêne pas l’écoute de ce très beau disque et le rend intimiste....(...source ...)

Après des disques réussis de Ravel et des compositeurs de sa Russie natale, Anna Vinnitskaya se tourne vers l'Allemagne et vers Brahms. Le premier élément ici, cependant, est Bach via Brahms, sous la forme de la transcription pour la main gauche de la Chaconne du violon mineur D Partita. C'est une transcription fidèle, pas du tout une réimpression comme la version virtuose de la même chaconne de Busoni, et Vinnitskaya la traite comme telle, de style baroque sinon sonore, avec peu de rubato ou d'ajouts expressifs. Le résultat est plus austère même que l'original du violon, en partie à cause de la main gauche occupant naturellement le registre ténor du clavier. Il fait un début imposant, avec un gros son d'un instrument impressionnant.
L'opus 76 de Brahms est divisé également entre quatre œuvres appelées capriccio et quatre appelées intermezzo, et Vinnitskaya observe la différence implicite entre l'imagination capricieuse de l'un et le repos de l'autre. Les deux capriccios qui ouvrent l'ensemble sont délicieusement livrés, avec beaucoup d'attention aux parties intérieures si importantes dans l'écriture de Brahms. Il y a une fantaisie abondante dans les deux intermezzos suivants, et un vrai feu dans le cœur orageux de l'opus, le Capriccio en ut mineur. Brahms a dit à son éditeur qu'il n'était pas sûr de ces titres pour ses pièces. Vinnitskaya est cité dans le livret de CD comme disant que "les titres vagues laisser beaucoup de place pour les propres associations de l'interprète; J'aime ça". Quelles que soient les associations qu'elle a faites, elles résultent en un plaidoyer très habile à travers les humeurs changeantes de cette musique variée.
Les Deux Rhapsodies d'Op.79 contiennent certaines des musiques les plus aventureuses de Brahms, audacieusement audacieuses et souvent orageuses. Dans la première rhapsodie, en si mineur, la pianiste évoque une tempête au départ, et tandis qu'elle se détend avec entrain pour la section centrale en si majeur, il y a toujours un sens de l'écoulement. Avec la deuxième rhapsodie en sol mineur, nous arrivons à l'une des œuvres pour piano les plus connues de Brahms et de nombreux auditeurs auront des opinions sur la manière dont ils aimeraient que la pièce se passe. Ils pourraient être surpris par la turbulence passionnée de Vinnitskaya à certains moments, avec beaucoup de présence de basse - certains critiques estiment que ces rhapsodies ne pendent pas ensemble lorsqu'ils sont traités ainsi. C'est peut-être la manière russe. Cela m'a rappelé le chemin de Richter avec ces pièces plus d'une fois. Cela me semble très valable, ou du moins on est persuadé de sa validité en écoutant un jeu si engagé.
Avec les Sept Fantaisies de l'Opus 116, nous entrons dans le monde de Brahms tardif, pour lequel l'adjectif le plus recherché est «automnal». Mais certains de ces objets, en particulier les capriccios, continuent l'été de Sturm und Drang de Brahms . Certes, le marquage presto energico de l'ouverture en ré mineur Capriccio suggère que nous continuerons là où les rhapsodies se sont arrêtées, et Vinnitskaya n'est pas moins fougueux ici que dans l'Op.79. Avec No.2, l'enchanteur A mineur Intermezzo, il y a une réflexion retirée et tendre. Le magnifique Capriccio en sol mineur est superbement fait, sa grande mélodie centrale est puissante et remuante, tandis que dans l'E majeur Intermezzo Vinnitskaya montre à quel point elle est sensible aux éléments nuancés de l'écriture de Brahms, en particulier son instabilité harmonique.
En bref, il s'agit d'un disque de Brahms intrigant, richement enregistré et avec des notes utiles, y compris quelques observations sur la musique par la pianiste elle-même. C'est aussi bien planifié. Brahms a soigneusement structuré ces publications, de sorte que la succession de pièces courtes peut sembler plus que la somme de ses parties. Il est utile de présenter des numéros d'opus entiers, plutôt que de sélectionner des articles impairs comme dans les récents numéros de Chand Douglas Brahms de Barry Douglas. La sélection ici fait une séquence satisfaisante en soi, et peut même être entendue directement (peut-être en prenant un intervalle à mi-chemin, après l'Op.76). Cette planification ne compterait pour rien si le jeu n'était pas aussi superlatif que cela. Certains préféreront plus d'aisance qu'Anna Vinnitskaya n'offre parfois, mais il y a beaucoup de récompenses à trouver dans ce jeu. Techniquement impeccable, et avec un réel sentiment de la lutte passionnée que l'on retrouve dans plusieurs de ces œuvres, c'est souvent une approche passionnante d'un compositeur parfois présenté comme plutôt serein et démodé. Eduard Hanslick - qui était supposé être son principal partisan parmi les critiques viennois - a fait remarquer un jour que «Brahms ne peut pas exulter». Il aurait dû entendre Anna Vinnitskaya dans certains moments de bravoure sur ce disque....(...source en anglais...)

Comme beaucoup d'autres personnes qui ont écouté les concertos de Prokofiev et Ravel d'Anna Vinnitskaya après sa victoire en 2007 au Concours Reine Elisabeth, j'ai été impressionnée par elle, à la fois en tant que musicienne et en tant que pianiste. Rencontrer son nouvel enregistrement de Brahms, cependant, était un peu perplexe, si peu conventionnel ses interprétations peuvent être. Ce n'est qu'après avoir écouté plusieurs fois que certaines performances semblaient totalement convaincantes.
La décision de placer à la tête du programme la transcription de Bach Chaconne de Brahms fut singulièrement malheureuse. Aucune tentative n'est faite au style baroque, encore moins filtré à travers l'objectif du 19ème siècle de Brahms. Au lieu de cela nous entendons le sérieux sérieux de l'approche, l'arpeggiation rigidement invariable et l'observation prudente des staccatos où marqué. Combinés, ils ne s'additionnent pas à une lecture convaincante.
Parmi les œuvres originales, certaines se distinguent particulièrement bien. Dans l'Op 76, le Capriccio en si mineur a un éclat qui anime une exploration exceptionnellement approfondie de la polyphonie intérieure. L'A plat Intermezzo a la délicatesse d'une petite boîte à musique et une gentillesse accueillante assiste à l'Intermezzo majeur. Dans l'op. 116, la langueur mélancolique de l'Intermezzo mineur est parfaitement convaincante, et deux des trois Intermezzos de E (mineur et majeur, cinquième et sixième de l'ensemble) ont une subtile subtilité.
D'un autre côté, dans la plus étendue des œuvres originales, la Rhapsodie en si mineur de l'opus 79, le toucher de Vinnitskaya semble durement agressif, avec des tempi trépidants pressés au maximum, parfois à la limite de l'hystérie. Ailleurs, comme dans le premier morceau de l'Op 76 ou le dernier de l'Op 116, le rythme frénétique est mû par des moments de détente ou de repos réfléchi qui ne se matérialisent jamais assez....(...source en anglais...)


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Label : Alpha Classics (Outhere Music)
Parution : 19 février 2016
Codec : Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels : Stereo / 44100 HZ / 16 Bit
Bitrate : 458 kbps
Duration : 01:12:48
Inclus : Covers, Booklet, CD, log, nfo

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