Boris Berezovsky est un pianiste russe, né le 4 janvier 1969 à Moscou. Il étudie au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou avec Elisso Virssaladze et prend des cours particuliers avec Alexandre Satz. En 1988, il fait ses débuts au Wigmore Hall à Londres. Le journal The Times le décrit alors comme « un artiste exceptionnellement prometteur, d’une virtuosité éblouissante et doté d’une énergie formidable ». Deux ans plus tard, la promesse se réalise, et il remporte en 1990 la médaille d’or du prestigieux Concours international Tchaïkovski à Moscou...(...page Wiki...)
C'est la plus haute réalisation pianistique de Liszt, et il lui arrive parfois même d'excéder les limites normales de l'instrument. Bien que tout à fait différente de propos, la sonate vient dans la lancée des Poèmes symphoniques dont elle affecte la liberté de forme, dont elle a l'ampleur et la grandeur orchestrales, et dont elle reflète l'essentiel souci qui restera toujours celui de Liszt : ne pas s'en remettre à un cadre formel préétabli, mais au contraire chercher la forme spéciale convenant à telle pensée musicale. C'est en ce sens que Rietsch a pu écrire avec juste raison que, grâce au poème symphonique, la sonate se libère par la fusion de ses divers mouvements en un tout. D'autre part, cette oeuvre est probablement le sommet de ce dramatisme que Liszt a su donner à sa musique pour piano, dramatisme que n'atteignent même pas les Variations sur « Weinen... [Klagen, Sorgen, Zagen (1862)] », lesquelles sont cependant assez saisissantes à cet égard. Ce qui a le plus souvent frappé et choqué, c'est le fait que cette sonate se présente en un seul mouvement, un seul grand mouvement de vingt-cinq minutes. On n'y trouve pas les trois ou quatre morceaux traditionnels ainsi que chez Haydn, Mozart, ou Beethoven, schéma repris par Schubert, Schumann, ou Brahms. Mais en vérité, malgré la nouveauté de cette physionomie, ...(...lire la suite...)
Que de nouveaux enregistrements cette année de la Sonate de Liszt ! Ce n’est pas surprenant au vue de la magnificence de cette œuvre, l’Everest de la littérature et un joyau pour tous les pianistes. Pas surprenant non plus que peu de ces nouvelles versions parviennent à égaler celles, excellentes, de Horowitch, Argerich, Cohen, Richter ou Barere considérées comme les primi inter pares. Mais voilà pourtant une autre version qui rejoint celle des plus grands. Le plaisir évident que Boris Berezovsky transmet en jouant cette musique exigeante n'est pas le seul atout de cette remarquable performance. Les défis techniques sont relevés avec aplomb, les tempos sont stimulants, et chaque détail est clairement articulé au sein de phrases majestueuses. Ce drame en un acte de Liszt nous saisit du début à la fin à travers cette lecture musclée qui ne fait pas de sentiments. Voilà un merveilleux enregistrement de Liszt, où Berezovsky fait preuve d’une virtuosité et d’une flamme qui ont fait sa réputation, tout en donnant l’impression qu’il s’amuse comme un fou. Formidable !.GRAMOPHONE, Mai 2010
Enregistré au cours des récitals donnés au Royal Festival Hall et au Festival de la Grange de Meslay, ce disque s'ouvre sur l'une des interprétations les plus vivantes et les plus détaillées de la Sonate de Liszt que j'ai entendues depuis des années. Les octaves notoirement exposées de l'exposition sont discrètement pédalées et ombragées avec un pointage harmonique. Le thème lyrique en ré majeur parvient à avancer tout en transmettant un sens de la respiration. Au rythme effréné de Boris Berezovsky, la polyphonie de la Fughetta est claire sans exagération. Dans la coda, le fluide du pianiste, le rubato naturel, donne une force énorme et un point dramatique aux points culminants, y compris, bien sûr, la péroraison d'octave. Les trois pièces de Venezia e Napoli démontrent comment on peut faire des points expressifs à travers la couleur et l'inflexion avec un minimum de changement de tempo, tout comme Mephisto Waltz No. 1, qui est l'une des rares performances unifiées par un basic, rarement tempo modifié. Une telle approche peu orthodoxe peut ne pas plaire à tous les goûts, mais je trouve cela rafraîchissant. Harmonies du soir est plus flexible et plus spacieux que dans l'enregistrement Teldec précédent de Berezovsky, et Chopin A-flat Waltz Op. 42 fait pour un sourire induisant le sourire. En bref, ce disque compte parmi les meilleurs de Berezovsky, avec ses concertos de Beethoven et ses Etudes Chopin / Godowsky....(...source en anglais...)
C'est un "enregistrement live" dans un sens général; il fusionne deux représentations distinctes, du Royal Festival Hall de Londres et de la salle du Festival de la Grange de Meslay à Tours. On souhaite parfois des prises de vie sans peur. Mais peu importe; c'est haut de gamme Liszt , d'un pianiste russe qui a à juste titre devenu une attraction liste internationale. Le programme est bien équilibré entre la lourde Sonate pour piano en si mineur et les voyages colorés qui suivent. En écoutant les trois pièces collectivement intitulées Venezia e Napoli (Venise et Naples), tirées des séries des Années de pèlerinage, Berezovsky nous rappelleLes lectures lyriques que ces deux villes, séparées même aujourd'hui par une longue promenade sur l'autostrada, ont suggéré la hauteur de l'aventure sophistiquée de la part de celui qui les avait visités tous les deux et pourrait évoquer musicalement leurs gondoliers, chansons et danses tarentelles. Le point culminant est la lecture toujours passionnante de Berezovsky de la Sonate pour piano en si mineur. Il s'agit d'une performance tendue avec beaucoup d'élan, faisant de l'œuvre une vraie sonate et moins la quasi-improvisation fantasy-sonate qu'elle devient souvent. Pour réussir ce genre de jeu rapide et motivé à Liszt, il faut de superbes compétences techniques, et Berezovsky a le genre de confiance que l'on croit garder Lisztles auditeurs affluent pour le voir. Les deux moitiés du concert sont très bien conçues, et aucun bruit ambiant ne perturbe les Harmonies du soir transcendantes qui clôturent les débats, au moins jusqu'à la belle reprise de Chopin . Une très belle heure de Liszt , avec de solides graphismes en français, en anglais et en allemand...(...source en anglais...)