A la Russe | Alexandre Kantorow
2017

Alexandre Kantorow est né à Clermont-Ferrand en 1997 dans une famille de musiciens mais pratiquant un autre instrument que le piano...Mes deux parents étant violonistes, j'ai grandi dans un milieu où la musique était très présente, je n'ai pour autant jamais eu envie de faire du violon comme eux.
"Mon premier cours de piano s'est passé au CRR de Pontoise avec Dominique Kim (je suis resté dans sa classe de 5 à 8 ans). Je me souviens ne pas arriver au début à atteindre les pédales, et j'étais aussi très fier d'être mesuré régulièrement contre le mur à côté du piano et de voir les traits de plus en plus haut ! Alexandre Kantorow entre ensuite au conservatoire du 10ème arrondissement de Paris, où il reste deux ans, de ses neuf à onze ans, avant de suivre des cours particuliers auprès de Pierre-Alain Volondat , pianiste et compositeur , lauréat du concours Reine Elisabeth de Belgique. Puis Alexandre Kantorow est rentré à la Schola Cantorum, à Paris, dans la classe d'Igor Laszko...
(...source...)Ce récital confirme l'immense talent d'Alexandre Kantorow, décelé dans son précédent disque et ses récitals. À seulement vingt ans, il fait montre d'une maîtrise instrumentale supérieure, mais surtout, d'une maturité musicale impressionnante. Son Rachmaninov ne perd jamais le cap et son Tchaikovski est d'une folle inventivité. [...] La lecture de L’Oiseau de feu, avec ses effets percussifs et son caractère primitif, est également sans équivalent dans la discographie. [...] Quel disque ! » (Classica, juin 2016)
Il y a une demi-douzaine de rappels, ou quasi-rappels, qui proclament un jeune artiste exceptionnel au travail - peut-être le moins prévisible, peut-être, les deux pièces de Tchaïkovski. Un velours velouté et un pédalage généreux, alliés à une affection particulière évidente, aident Alexandre Kantorow à sonder le puits inépuisable du lyrisme sympathique de Tchaïkovski (Schumannesque surtout dans le cas de Passé lointain). À l'autre extrême, la transcription sanglante de Guido Agosti de trois numéros de The Firebird montre la basse industrielle de la Yamaha de Kantorow; le début de Tchaïkovski Scherzo déborde de panache et de saveur; et Islamey rivaux même Berezovsky pour le titre du compte moderne le plus propre et le plus exaltant.
Si Stravinsky et Balakirev de Kantorow montrent que son fortissimo peut secouer les lustres du plafond quand il le désire, son Rachmaninov est nettement plus classique, comme il sied à une sonate de 40 minutes. Ce n'est pas qu'il manque de passion ou de virtuosité; juste que ceux-ci sont correctement subordonnés à l'architecture et au flux. Si cela me laisse finalement un peu insatisfait, c'est parce que la Sonate a besoin de plus d'extrêmes émotionnels - plus de fantaisie, de désespoir et de risque - si c'est pour justifier sa longueur. Les doutes sur le son du piano m'ont poussé à vérifier le livret. Ce n'est pas que tous les Steinway aient nécessairement battu tous les Yamahas, mais dans ce cas j'ai senti une certaine constriction dans la gamme coloriste et un manque de plénitude orchestrale.
Certes, par comparaison, Steinway sur Decca d'Ashkenazy semble curieusement sec, presque étranglé, et à moins de 34 minutes, le jeu lui-même semble quelquefois un peu superficiel. Le genre de son et de sensibilité dont je me rendais compte se trouve chez Gordon Fergus-Thompson sur Kingdom: texture spacieuse et orchestrale, libre et onirique dans le phrasé, bruyant jusqu'au désespoir quand on le demande, et le plus proche de ont entendu la propre durée estimée du compositeur de 45 minutes. Le rencontrer à nouveau après un long intervalle m'a fait oublier tous les défauts que le morceau pourrait avoir et le mettre directement sur ma liste de seau pour jouer avant de mourir....
(...source en anglais...)Alexandre Kantorow ne parle pas un mot de russe, mais il a sans doute réveillé ses ancêtres en convoquant Tchaïkovski, Rachmaninov (Sonate n° 1), Stravinsky (L'oiseau de feu) et Balakirev (Islamey). Sans oublier deux bis à réveiller des morts : "Pas de quatre" du Lac des Cygnes de Tchaïkovski chatouillé par Earl Wild et "Marche turque" de Mozart émoustillée par Arcadi Volodos. Un programme virtuose non pour épater la galerie mais pour réenchanter le monde.
Car rien ne pèse dans la grande virtuosité, tout s'élève. C'est léger comme la poussière des siècles, léger comme la grandeur d'âme, léger comme l'amour vrai. Alexandre Kantorow tutoie donc déjà les étoiles....
(...source en anglais...)
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Label : BIS
Parution : 5 mai 2017
Codec : Free Lossless Audio Codec (FLAC)
Channels : Stereo / 44100 HZ / 16 Bit
Bitrate : 496 kbps (tags russes)
Duration : 01:16:29
Inclus : Cover, Booklet, nfo

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