Sonya Yoncheva est une soprano bulgare née le 25 décembre 1981 (36 ans) à Plovdiv (Bulgarie). Sonya Yoncheva étudie le piano et le chant à l'école nationale de musique de sa ville natale dans la classe de Nelly Koitcheva et fait ensuite un master de chant classique au Conservatoire de musique de Genève. Elle a gagné de nombreux prix lors de concours nationaux en Bulgarie et a été finaliste de la compétition Enrico Caruso à Milan et semi-finaliste de la compétition Montserrat Caballé en Andorre. En 2003, elle prend part au concert de gala sous le patronage de Mirella Freni et Nicolai Ghiaurov au Teatro Dal Verme à Milan.....(...page Wiki...)....(...WebSite...)
Pourquoi avez-vous choisi de consacrer votre nouvel album à Verdi ? C’était la musique que j’avais envie de chanter, et surtout, je me suis orientée vers un Verdi que l’on n’associe pas immédiatement à mon image. Tout le monde s’attendait peut-être à ce que j’enregistre des airs de La traviata, Rigoletto, voire Il trovatore, ou encore des opéras que j’aborde cette saison, comme Don Carlos ou Luisa Miller. Ces trois derniers sont présents, combinés à des rôles que je rêve d’aborder dans le futur, dans leur intégralité. À l’exception d’Otello, vous n’aviez abordé aucun des opéras de ce programme à la scène, au moment de l’enregistrement, réalisé en avril 2017. Comment êtes-vous entrée dans la peau de ces différentes héroïnes ? Très naturellement. La musique m’a guidée, parce que l’écriture est extrêmement fine et élégante. Mais aussi mon instinct, dès lors que je n’avais pas été influencée par le travail effectué avec un chef ou un metteur en scène. Pour voir ce que ma voix pouvait donner dans ces airs aujourd’hui. Quel rôle le chef d’orchestre joue-t-il dans l’élaboration d’un récital comme celui-ci, dont vous êtes la raison d’être ? J’ai toujours eu envie – surtout maintenant que je suis mariée à un chef (1) ! – de me laisser guider. J’apprécie les chefs qui font confiance à mon instinct et à ma personnalité. Il s’agit d’une vraie collaboration. Massimo Zanetti m’a beaucoup apporté, grâce à sa patience, son bagage culturel, et sa connaissance de ces ouvrages. Nous sommes parvenus, en une semaine d’enregistrement, à construire un projet en commun. Avez-vous conçu le programme seule, ou en concertation avec Sony Classical ? Sony m’a beaucoup aidée pour le choix des morceaux, mais aussi la construction du programme. Je suis quelqu’un de très facile, malgré tout ce qu’on dit sur moi ! Les responsables artistiques de chez Sony savent mieux que moi comment provoquer certaines sensations chez l’auditeur, tout simplement parce qu’ils font cela tous les jours. Un disque, ce n’est pas seulement le reflet de la voix et de la personnalité d’une cantatrice, mais un travail d’équipe....(...source...)
Sur les traces d’une Callas au tempérament aigu tranchant, sur ceux plus récents de l’incomparable Anna Netrebko, verdienne imprévue et d’autant plus surprenante / exaltante, (cf son récital VERDI, antérieur à celui de ce récent Yoncheva – Anna Netrebko : VERDI – 2013) … voici en premier air, la soie veloutée, si voluptueuse, de Sonya Yoncheva qui déploie une langueur caressante pour Leonora du Trouvère, accusant le caractère d’amoureuse prête à mourir, sorte d’extase mortifère, avec des aigus parfois tirés et une stabilité de la voix pas toujours totalement assurée. La couleur, l’intonation sont irréprochables ; la diction, l’accentuation, le legato, la précision et parfois la justesse, beaucoup moins. Mais cette faillibilité du timbre, manifeste, évidente… cette fragilité essentielle et viscérale font aussi toute la valeur de cette voix unique aujourd’hui, qui fait partie du diptyque des divas incontournables de l’heure, avec Anna Netrebko justement (et dans le même répertoire)....(...source...)