Riot est un groupe de Hard Rock Heavy Metal Américain formé dans la ville de New York en 1975 par le guitariste Mark Reale. Atteignant le sommet de sa popularité au début des années quatre-vingt, il a poursuivi une longue carrière ponctuée par l'instabilité des membres du personnel et de son management.
En 1977, le groupe sort son premier album, Rock City. La même année, Kouvaris est remplacé par le guitariste Rick Ventura. En 1979, ils enregistrent leur second album, Narita. Jimmy Iommi et Peter Bitelli quittent alors également le groupe. Ils sont remplacés par le bassiste Kip Leming et le batteur Sandy Slavin. Riot commence à tourner en première partie de groupes qui ont déjà une réputation bien établie, tels AC/DC ou Molly Hatchet.
Deux ans plus tard, en 1981, la formation sort son troisième album : Fire Down Under, qui reste l'album référence du groupe puisqu'il est considéré par les critiques comme l'un des meilleurs albums de hard rock du début des années 1980[réf. souhaitée]. Cependant, après ce troisième album, le chanteur Guy Speranza quitte le groupe. Il est remplacé par Rhett Forrester.
Riot enregistre Restless Breed, qui parait en 1982. Deux ans après sort l'album Born in America. Peu de temps après, le guitariste leader Mark Reale annonce qu'il reconfigure le groupe, qui est dans une premier temps renommé « The Mark Reale Project » avant de redevenir « Riot ». Cette dernière formation est composée du chanteur Tony Moore, du bassiste Don Van Stavern et du batteur Bobby Jarzombek.
Le groupe enregistre les albums Thundersteel en 1988, puis The Privilege of Power en 1990. Il fait une tournée au Japon, dont est tiré le deuxième album live du groupe, Riot in Japan - Live!! (1992). Le guitariste Mike Flyntz vient seconder Mark Reale à la guitare, et le bassiste Peter Perez remplace Stavern.
Riot sort Nightbreaker en 1994, puis The Brethren of the Long House en 1996. La même année, Jarzombek quitte le groupe. Inishmore voit le jour en 1998 et Song of the Society l'année suivante.
Le chanteur Rhett Forrester est assassiné le 22 janvier 1994. Alors qu'il tente d'empêcher des hommes de voler son véhicule, il est abattu en pleine rue. Ses assassins n'ont jamais été arrêtés.
Le 25 janvier 2012, le fondateur du groupe, Mark Reale, meurt à l'âge de 56 ans à l'hôpital de San Antonio. Il succombe à la maladie de Crohn, après une longue bataille. Depuis, le groupe est rebaptisé Riot V.
Genre : Hard Rock / Heavy Metal Origine : New York, USA
line-up : Guy Speranza : chant Mark Reale : guitare Rick Ventura : guitare Kip Leming : basse Sandy Slavin : batterie
Fire Down Under est le troisième album du groupe de heavy metal américain Riot publié le 9 février 1981 sur le label Elektra Records.
Cet album fut enregistré en novembre et décembre 1980 à New York dans les studios Greene Street Recordings. Le label Capitol Records n'approuva pas l'album, le jugeant pas assez commercial et refusa de le sortir. Néanmoins il ne voulait pas libérer le groupe de son engagement, les fans du groupe se regroupèrent pour faire circuler des centaines de pétitions et finalement Tom Atout et Cliff Bernstein réussirent à convaincre leur patrons d'Elektra Records à racheter le contrat du groupe et l'album put enfin sortir.
Il atteindra la 99e place dans les charts américain du Billboard 200.
Il est le dernier album de Riot avec Guy Speranza au chant, ce dernier quitta le groupe au cours de l'année 1981, estimant que sa participation au groupe n'était pas compatible avec ses convictions religieuses. Il sera remplacé par Rhett Forrester.
Critique de l'Album
RIOT est un groupe américain fondé en 1976 par Mark Reale, le pilier du groupe, toujours présent dans la version actuelle du groupe. On pourrait à s'y méprendre croire qu'ils sont anglais, tant leur style a pu à tort ou à raison être associé à la New Wave Of British Heavy Metal. On pourrait parler des heures et des heures de cet album et en revenir toujours à la même conclusion : il s'agit d'un classique du Metal où aucun titre n'est à jeter. Pensez donc, 10 titres, 10 brûlots furieux, spontanés avec un vocaliste de talent, Guy Speranza et une paire de fines lames de la guitare (Mark Reale & Rick Ventura) au jeu réellement inspiré.
Profitant effectivement de l'explosion NWOBHM, le groupe se fera connaître avant tout en Europe grâce à son passage dans la première édition du mythique festival "Monsters of Rock" en 1980. De retour au pays, le groupe tourne avec AC/DC, Sammy HAGAR et MOLLY HATCHET. Mais il est temps de s'atteler à l'écriture du troisième album dès 1980. Suite à de gros problèmes de label (Capitol voulait que le groupe rende sa copie avec des titres plus commerciaux, ce que le groupe ne voudra leur fournir, souhaitant ainsi rester fidèle aux fans européens qui ont apprécié leur Heavy), RIOT arrive chez Elektra et "Fire Down Under" sort avec près d'un an de retard !
Si l'on retrouve souvent la patte de Mark Reale ou Guy Speranza sur les titres les plus enlevés, les plus foudroyants (l'accrocheur "Swords And Tequila", le dynamité "Fire Down Under", le sublime "Outlaw"), le contrepoids nécessaire pour varier et faire de cet album ce qu'il est, est apporté par Rick Ventura avec les titres plus mid-tempo, plus Rock (un peu dans l'esprit LED ZEP ou AEROSMITH) mais tout aussi beaux ("Feel The Same", "No Lies"). Sans oublier l'intro très mélancolique du titre "Altar Of The Kings". "Flashbacks" clôture l'album de manière assez étrange puisque pendant plus de deux minutes, on a droit des rugissements de guitares avec en fond la présentation du groupe à l'Hammersmith (rappelez-vous MOTÖRHEAD...) de Londres et surtout les 50 000 fans qui scandent RIOT! RIOT! RIOT! aux Monsters of Rock.
L'album que tout fan de la NWOBHM et de Metal plus généralement se doit d'avoir au moins écouté une fois dans sa vie pour comprendre à quel point RIOT est un grand groupe, bien souvent mésestimé. PS: Dans le Remasters sorti chez Metal Blade en 1999 figurent deux bonus-tracks : "Misty Morning Rain" et "You're All I Needed Tonight"
"plusieurs avis valent mieux qu'un" Une œuvre intemporelle sur laquelle l’immonde oubli injuste aura jeté son dévolu... Il demeure très complexe de prédire un quelconque destin culte à une œuvre dans son immédiate actualité contemporaine. Et ce d’autant plus que les facteurs qui peuvent influer à cette fortune sont précaires et, surtout, variables. Dans les tergiversations sans fin de ces débats polémiques enfumés, où chacun avance masqué de ces arguments les plus pertinents, certaines vérités ne sont donc pas unanimement saluées. Pourtant l’évidence avec laquelle elle s’imposent en faisant objectivement basculer l’histoire devrait faire loi.
Riot, fondé en 1975 par le guitariste Mark Reale, par le bassiste Phil Feit et par le batteur Peter Bitelli et bientôt rejoint par l’exceptionnel chanteur Guy Speranza, fut autrefois un groupe dévoué à un propos Heavy/Rock aux parfums, évidement, inspiré par ses années 70, encore si proche de lui. Après deux albums studio les new yorkais sortent, en 1981, Fire Down Under qui est son œuvre culte la plus admirable de cette époque. Concernant ce dernier, ce sincère cri du cœur, peut-être pas entièrement objectif, n’est démentis que par des notions aussi ineptes que la méconnaissance, l’inculture ou encore l’indifférence d’une foule obtus avide de nouveautés culturelles fades délaissant un savoureux passé enfuis. Cependant ma conviction profonde est qu’un jour ce Fire Down Under sera reconnue comme ce qu’il est, un indispensable objet de vénération mérité, dédiée à la NWOBHM.
Bien évidemment ce Heavy/Rock remuant, au son très inspiré par les seventies et aux riffs de guitares répétitifs, ne peut décemment pas séduire les plus réfractaires. Pourtant ces caractéristiques, conjugué à cette voix si singulière, si pleine de feeling, et à l’énergie si particulière ; confère à cette œuvre une atmosphère délicieusement étonnante.
Les titres de ce manifeste sont parfois vifs et enlevés, morceaux desquels on ne peut s’empêcher de penser que leur relative vélocité sera influente pour d’autres, (l’excellent Fire Down Under, ou encore Don't Bring Me Down, Run For Life), mais sont aussi de temps à autre moins rapides, voire plus lourds et lancinants, (les superbes Swords and Tequila et ses mélodies de guitares récurrentes admirablement grasses et grésillant, Outlaw ou encore le pesant, et merveilleux, Feel The Same). Cette œuvre, dont il apparait délicat d’extraire un titre au détriment d’un autre tant l’excellence tangible qui règne dans cette unité y apparait cohérente, et dont chacun d’entre eux possèdent des qualités suffisantes et ce afin de propulser cette album au rang de mythe ; est encore sublimé par ces chants aux feelings extraordinaires. Le timbre instinctif mais aussi la conviction évidente de Guy Speranza agrémente, en effet, la musique spontanée de ces américains d’une urgence, d’une impression de danger supplémentaire mais aussi parfois d’une allégresse authentique. Véritablement instrument initiateur d’émotions, ce chanteur admirable octroie une profondeur sublimes à des titres qui, pourtant, n’en manquaient pas. Ce rare supplément d’âme, ainsi que ces nombreuses autres qualités, offrent à cette œuvre une dimension légendaire, selon moi, incontestable.
Dans les tréfonds ignorés d’un passé méconnu sommeillent des œuvres intemporelles, incontournables et cultes sur lesquelles l’immonde oubli injuste jette son dévolu. Fire Down Under est assurément de celles là.
une petite idée, alors Youtube est votre ami :
Format : MP3 (320 Kbs) durée totale : 43 mn 44 s présence pochette & livret : non
les titres de l'album : 1. Swords & Tequilla 2. Fire Down Under 3. Feel the Same 4. Outlaw 5. Don't Bring Me Down 6. Don't Hold Back 7. Altar of the King 8. No Lies 9. Run For Your Life 10. Flashbacks 11. Misty Morning Rain 12. You're All I Need Tonight
Hébergeur : seedbox Nombre de fichiers : 12 Total du post : 100 Mo
les autres uploads du druide en cliquant sur le bouton