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David Bowie - Diamond Dogs - 1974 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit - torrent


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15Grammes
Torrent added:2017-10-30 18:26:23

Download David Bowie - Diamond Dogs - 1974 - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit - torrent




Torrent Description

David
Bowie - Diamond Dogs - 1974



EAC
Rip [FLAC] - 44100 HZ / 16 Bit -

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ARTISTE



David Bowie,
nom de scène de David Robert Jones, né le 8 janvier 1947 à Londres dans le
quartier de Brixton (Royaume-Uni) et mort le 10 janvier 2016 à New York dans le
quartier de Manhattan (États-Unis), est un musicien, chanteur,
auteur-compositeur-interprète, producteur de disques, peintre et acteur
britannique.



Après des
débuts entre folk et variété dans la seconde moitié des années 1960, et un
détour par le mime, il se fait connaître du public, en 1969, lorsque son titre
Space Oddity entre dans le top five des meilleures ventes au Royaume-Uni. Mais
c'est trois ans plus tard, en 1972, que Bowie devient réellement une vedette
par l'intermédiaire de son alter ego décadent, Ziggy Stardust. Il s'impose
alors, appuyé par le guitariste Mick Ronson, avec un glam rock sophistiqué et
apocalyptique et des spectacles flamboyants. À cette époque, il produit et
collabore aux carrières en solo de Lou Reed et d'Iggy Pop.



Pendant le
reste de la décennie, il s'intéresse aux musiques noires (R'n'B, soul et funk)
puis à la musique électronique émergente, créant des mélanges nouveaux
notamment avec la complicité du producteur et musicien Brian Eno, pour ce qu'on
appellera la « trilogie berlinoise », Low, "Heroes" et Lodger,
considérée comme un de ses sommets artistiques. Dans les années 1980, il
connaît, avec la sortie de Let's Dance, le plus grand succès commercial de sa
carrière (1983), devenant une vedette mondiale grand public et remplissant les
stades avec une musique orientée vers la pop. Cependant, il finit la décennie
avec un revirement complet, en s'associant au groupe de garage rock, Tin
Machine. Dans les années 1990, il retourne à un style plus expérimental
intégrant les influences de musiques contemporaines telle la techno et le drum
and bass. Absent de la scène musicale à partir de 2004, Bowie ne fait plus de
tournées depuis le Reality Tour entre 2003 et 2004, et sa dernière prestation
sur scène remonte à 2006. Il sort cependant un album en 2013, The Next Day, et
son dernier album studio, Blackstar, sort le 8 janvier 2016, deux jours avant
sa mort.



Durant plus de
cinq décennies d'une carrière marquée par des changements fréquents de style,
une réinvention permanente de son personnage et de ses approches musicales, il
s'est imposé comme un des artistes musicaux les plus originaux, les plus
importants et novateurs de la musique pop et rock, au point que de très
nombreux artistes se sont réclamés de son influence. Il a vendu plus de 140
millions d'albums dans le monde. Il est intronisé au Rock and Roll Hall of Fame
en 19965. En 2004, le journal Rolling Stone le place en 39e place de son Top
100 des « Meilleurs artistes de tous les temps », et 23e de sa liste des «
Meilleurs Chanteurs de tous les temps ».



Il a également
mené en parallèle une carrière cinématographique. Son fils Duncan Jones est
réalisateur de films.



L’ALBUM



Forces
Parallèles


Septième album
studio de David Bowie, Diamond Dogs fait figure de rupture. Exit les Spiders
From Mars, Bowie se taille aux States dans le but d’y trouver de nouvelles
inspirations. Plus encore qu’à l’habitude, David Bowie se nourrit d’idées et de
concepts disparates. Il expérimente de nouveaux procédés d’écriture et met ses
frustrations artistiques au service de sa musique. Le projet avorté de comédie
musicale inspiré de 1984 de George Orwell en est l’exemple. L’album ne sera que
plus marqué par la paranoïa et l’anticipation. Ce disque est également traversé
par de multiples influences comme le glam-rock, le hard-rock et surtout la
soul. En dépit de tout cela, l’unité de Diamond Dogs est assez impressionnante.



Album sombre
et lugubre, Diamond Dogs s’ouvre sur « Future Legend », chanson qui n’en est
pas une où Bowie livre un récit apocalyptique concernant un futur anticipé. Les
paroles sont narrées sur fond de guitares et synthés hurlants annonciateurs
d’une lente descente aux enfers… L’enchaînement est limpide avec le titre
éponyme introduisant au passage le personnage de Helloween Jack, une créature
mi-homme mi-chien, magnifiquement représentée sur la pochette par un dessin de
Guy Pellaert, pochette qui fut d’ailleurs dans sa première version censurée car
les parties génitales de Helloween Jack y étaient trop voyantes. Qu’importe, la
seconde version (où l’objet du délit est flouté) n’en est pas moins
remarquable. Revenons dans le vif du sujet avec le triptyque « Sweet Thing », «
Candidate » et « Sweet Thing (reprise), ou comment faire trois chansons qui ne
font qu’une ! La désolation y est largement palpable. On a l’impression de se
trouver au beau milieu d’un No Man’s Land. Tout est ici poussé à l’extrême : la
voix de David Bowie est toujours changeante et jamais parfaite tandis que les
instruments se déchaînent tour à tour avec chaque fois plus de folie. Les
changements de rythme sont nombreux mais parfaitement maîtrisés.



Changement
radical de décor avec « Rebel Rebel » et son riff tendu, affreusement simple et
diaboliquement efficace, évidemment inoubliable et presque arrogant lorsqu’on
sait que Bowie s’improvise ( !!! ) guitariste sur cet opus. Jackpot avec cette
chanson même si le retour au glam-rock intervient comme un cheveu sur la soupe.
Bien mineur, « Rock And Roll With Me » n’accroche jamais vraiment son auditeur
tandis que « We Are The Dead » nous fait replonger dans les abîmes tout comme «
1984 », titre vaguement disco, mené à cent à l’heure de bout en bout. Il
s’enchaîne remarquablement avec « Big Brother » qui est une allusion directe de
plus à l’œuvre d’Orwell. C’est une chanson crépusculaire, lugubre et parano qui
s’impose comme le sommet de Diamond Dogs, disque qui s’achève sur « Chant Of
The Ever Circling Skeletal Family », répétition d’onomatopées flippantes sur
lit de guitares hurlantes et apocalyptiques. Tout un programme…



Vous l’aurez
certainement compris, Diamond Dogs ne s’écoute pas impunément. On ne ressort
jamais indemne de l’écoute de ce disque imparable et dépouillé, point de départ
des péripéties américaines de David Bowie, dont on sait qu’elles sont sur le
fil du rasoir… Une habitude en somme…



Rock Fever



1973 était une
année charnière, pour Bowie. Cette année-là, il a sorti Aladdin Sane, un de ses
albums les plus mythiques et appréciés des fans, sorte de version heavy glam de
son The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars monumental de
l'année précédente. Bowie en parlera, de cet Aladdin Sane enregistré aux USA,
comme du carnet de route de Ziggy Stardust découvrant les Etats-Unis, ce qui
n'est pas faux. L'album est sorti, de plus, sous une pochette totalement
mythique, qui accentue son côté légendaire. Plus tard dans l'année 1973, il
enregistre, au Château d'Hérouville (en France, donc), un disque court (33
minutes) et remarquable entièrement constitué de reprises de chansons anglaises
de la période Swingin' London (années 60). L'album, qui sera son dernier opus
avec son groupe les Spiders From Mars et son adieu au glam-rock, s'appelle Pin
Ups, et sera moyennement accueilli, à cause du fait qu'il s'agit d'un album de
reprises. Entre les deux albums, Bowie est en tournée, et il achève d'ailleurs
cette tournée par un concert devenu mythique, fait le 3 juillet à l'Hammersmith
Odeon de Londres. Au cours de ce concert, qui sera enregistré et filmé par D.A.
Pennebaker (et qui sortira dix ans plus tard en album et film : Ziggy Stardust
& The Spiders From Mars), Bowie donne tout, et, à la fin, à la toute fin,
juste avant d'entonner un Rock'n'Roll Suicide grandiose, il annonce que ce
concert est le dernier de la tournée, et aussi le dernier qu'il fera jamais.
Bref, il tue Ziggy sur scène (le choix de la chanson finale est éloquent, même
si Rock'n'Roll Suicide achevait quasiment tout le temps les concerts) et
annonce son retrait de la scène, par la même occasion. Stupeur attristée dans
la salle, moment culte, grand chambardement dans les journaux dès le lendemain
("Bowie quits", etc...).



En fait, Bowie
avait l'intention d'arrêter de jouer son personnage culte (son premier
personnage culte, je veux dire) de Ziggy Stardust, et il voulait passer à autre
chose. Il n'avait pas l'intention d'arrêter la scène (ou alors, s'il a eu cette
intention, il a vite changé d'avis, car en 1974, il entamera une tournée pour
promouvoir l'album donc je vais parler maintenant), mais il voulait créer le
buzz. Et ça a marché, dans un sens. Après Pin Ups (sur lequel jouent pour la
dernière fois les Spiders, sans le batteur Woody Woodmansey qui fut viré avant
et remplacé par Aynsley Dunbar), Bowie, qui arbore alors une chevelure montante
d'un rouge absolu et commence à plonger dans l'enfer de la poudre blanche (la
coke), se barre vers les Pays-Bas, non pas pour se réapprovisionner (et
encore...), mais pour coucher sur bande un nouvel album, qu'il enregistrera
avec, au final, peu de musiciens (Herbie Flowers à la basse, Aynsley Dunbar à
la batterie, Mike Garson au piano, Alan Parker à la guitare sur un titre).
Bowie, lui, sur ce disque, tient toutes les parties de guitare (sauf sur un
titre, donc), ainsi que le moog, le mellotron et les saxophones. Et,
évidemment, il chante, et a écrit seul la quasi-totalité de l'album, sauf un
titre en collaboration avec Warren Peace. L'album a été fait aux studios L
Ludolf d'Hilversum, en Hollande. Il dure 38 minutes pour 11 titres, et
s'appelle Diamond Dogs. Sa pochette, mythique, est signée du regretté peintre
belge Guy Pellaert (qui a aussi signé le tableau de Bowie et d'un chien
menacant, peinture basée sur une séance photo ; en revanche, l'illustration
intérieure de pochette, ci-dessous, est de Leee Black Childers, de MainMan,
maison de production de Bowie). Une pochette qui sera censurée à l'époque, en
raison du sexe du chien bowien, clairement visible, et qui sera effacé, noirci
(depuis, le livret CD le plus récent propose la pochette non censurée) !



Diamond Dogs
est un album conceptuel. A la base, Bowie voulait adapter en album le roman
1984 de George Orwell (inutile de présenter ce chef d'œuvre à lire absolument),
mais la veuve d'Orwell refusera catégoriquement de céder les droits. Soit parce
que l'idée d'adapter ce roman en album rock ne lui plaisait pas, soit par
principe. Bowie, qui avait apparemment commencé d'écrire des chansons sur le
sujet du roman (la preuve, We Are The Dead, 1984 - chanson sur laquelle Alan
Parker tient la guitare - et Big Brother, dont les titres sont sans équivoque,
clairement inspirés par le roman), se retrouve bien emmerdé, mais ne voulant
pas abandonner son histoire (la vie dans un monde apocalyptique, une dictature
terrifiante dans laquelle un personnage de marginal évolue), il en change des
éléments. Ca devient l'univers des Chiens de Diamant. Le personnage principal
s'appelle Halloween Jack (Bowie l'illustrera sur scène, sur des photos, en
posant avec un bandeau sur l'œil, façon pirate), il n'est pas forcément hybride
homme/chien comme sur la pochette, non, ça, c'était sans doute pour le fun et
faire une pochette marquante (et elle l'est, effectivement, c'est une des plus
belles de Bowie). Quoique. Mais il est sans doute un peu dérangé. Oui. Comme
les chansons, clairement apocalyptiques pour la plupart, et qui furent pour la
plupart écrites sous le procédé de l'écriture automatique et du cut-up,
procédés que Bowie a appris de la main même de leur créateur, l'écrivain beat
et underground William S. Burroughs (Le Festin Nu, La Machine Molle,
Nova-Express...). Ça se ressent surtout sur la triptyque Sweet
Thing/Candidate/Sweet Thing (Reprise). L'usage de cocaïne se ressent aussi
fortement : déjà, physiquement, car il suffit de voir les photos dans le livret
de l'album (et aussi dans les livrets du live David Live de 1974 et de Young
Americans de 1975) pour juger de la catastrophe : émacié, hâve, squelettique,
blafard sous sa chevelure incendiaire, Bowie est complètement burned-out. Il
tiendra ce régime coke pendant la quasi-totalité des 70's (en gros, jusqu'à
1978/79 : il me semble qu'au moment de l'enregistrement de Lodger en 1979, il
sera quasiment clean), ce qui, certes, lui permettra, sous addiction, de sortir
quelques-uns de ses sommets (Low, "Heroes" et, évidemment, son sommet
absolu, Station To Station), mais aussi un de ses plus mauvais albums, et son
premier mauvais album par ailleurs. Et là, je ne veux pas parler de Young
Americans (album généralement méprisé, décrié, injustement d'ailleurs), mais
bel et bien de Diamond Dogs !



Cet article
que vous êtes en train de lire et que je suis en train d'écrire est une refonte
d'un ancien article, publié sur le blog en été 2009. Je tiens à vous rassurer
tout de suite (ou, si vous vous souvenez de l'ancien article, je vais plutôt
vous décevoir), je n'ai pas changé d'avis sur l'album. Je ne l'aimais pas
avant, l'ayant dézingué dans un article classé, comme celui-ci, dans les
'ratages musicaux', et je ne l'aime toujours pas. Cet article, évidemment,
remplace l'ancien, j'ai cependant laissé les commentaires de l'ancien article,
car ça ne gêne pas : bien que dit différemment, le contenu de l'article est le
même. Autrement dit, un dézinguage de Diamond Dogs, qui est clairement, et je
sais que je ne suis pas le seul à le penser (enfin, sur le blog, si,
probablement...), un des moins bons Bowie. Clairement, ce disque est chabraque,
entre ce cut-up sauvage, ce procédé burroughsien qui ne fonctionne pas ici, et
ce concept apocalyptique inspiré par Orwell tout en étant différent. Plus un
Bowie totalement ravagé par la schnouff, et qui n'est que l'ombre de lui-même
(David Live, double album de 1974 de la tournée de l'album, est éloquent, Bowie
n'y est pas en forme, vocalement parlant). Plus, aussi, les arrangements
funk/soul/rock apocalyptique, qui, bien souvent, ne fonctionnent que très peu.
L'album, cependant, il est vrai, offre quelques bons moments. En fait, la face
A est plus que correcte, si on excepte la minute d'intro de Future Legend (le
morceau dont les paroles sont dans la pochette intérieure, photo plus haut),
morceau de spoken-word apocalyptique commençant par un Bowie imitant
(foutralement mal !) des aboiements avant d'annoner, sur une mélodie
inquiétante, un texte totalement foutraque censé mettre en condition et poser
les bases du concept. Any day
now, the year of the Diamond Dogs... This ain't rock'n'roll !
This is
genocide ! (cette dernière phrase est très connue et, il faut le dire, assez
efficace, dite sur fond de clameurs du public, alors que le disque n'est
absolument pas live). Diamond Dogs, le morceau-titre, 6 minutes et quelques,
suit, et là, OK, c'est efficace : un riff bien mortel (Bowie sait bien jouer de
la guitare), intronisation d'un nouveau personnage névrosé dans le bestiaire
bowien (Halloween Jack, qui ne tiendra que sur cet album), ambiance assez
rock...Ceci dit, c'est un peu longuet, le morceau se traîne un peu en longueur
vers la fin.



La suite de
cette première face est pas mal aussi, entre le triptyque cité plus haut et
Rebel Rebel. Sweet Thing est une chanson très douce, soul, vraiment
sympathique, qui ne ressemble à rien de ce que Bowie avait, auparavant, fait.
Candidate, qui la suit, est la chanson la plus space de l'album si on excepte
la suivante et la dernière (!). Là, le procédé du cut-up est évident (lisez les
paroles pour en juger, c'est du grand portnawak), et si le morceau, court (2,40
minutes, comme le suivant), est efficace et trépidant, il est aussi totalement
épuisant, nihiliste, apocalyptique, certains qualifieront même l'album entier
de...punk avant l'heure, à cause de cette vision nihiliste de ce Hunger City
(ville fictive de l'action de l'album) terrifiant, rempli de gosses
charognards, de drogués, de marginaux... We'll buy some drugs and watch some band, and then jump in the river
holding hands...
Sweet Thing (Reprise) est une reprise apocalyptique (je
ne sais pas combien de fois je vais encore utiliser ce terme dans ma chronique,
mais avouez qu'il correspond bien à l'album, non ? Alors, je ne vais pas me
gêner) du premier morceau de ce triptyque. Là, c'est du grand portnawak
musical, limite cacophonique, franchement inaudible à jeun, malgré une guitare
tronçonneuse assez efficace. Le morceau enchaîne sans aucune pause sur le riff
mortel de Rebel Rebel, chanson ultra connue qui sera le tube de l'album. Autant
le dire, cette chanson achevant la face A est, certes efficace (ce riff !!!!),
mais elle est aussi, vraiment, ultra répétitive, ça en devient usant à la
longue. Bowie répète les paroles du premier couplet au deuxième, le refrain est
refait trop souvent, le riff est efficace mais joué trop souvent, là aussi, à
la longue... Rebel Rebel (même le titre de la chanson est répétitif !!) est une
des meilleures chansons de Diamond Dogs, album pour lequel, à ce moment précis,
on ne voit pas encore le concept, l'histoire, ce qui, pour un album conceptuel,
est quand même un peu gênant. Mais qu'elle soit une des meilleures chansons de
l'album (une des rares bonnes chansons avec Diamond Dogs et Sweet Thing ; et
une autre sur la face B, aussi) ne signifie pas qu'elle soit immense ! Je la
trouve même surestimée ; comme l'album.



C'est sur la
face B que tout va se gâter aussi rapidement que la météo en haute montagne.
Avec Rock'n'Roll With Me. Un slow insupportable, co-écrit avec Warren Peace,
une chanson dégoulinante pire quetout ce que vous pouvez imaginer, et qui,
malgré une utilisation sympathique de la pédale wah-wah, ne sert à rien et est
franchement ridicule, pompeuse, totalement honteuse, indigne de tout ce que
Bowie avait, auparavant, fait (il par la suite, il ne refera rien d'aussi
calamiteux jusqu'à 1984). Un slow pour ménagères de moins de 50 balais-brosse,
interprété par un Bowie en mode crooner coked-out, voix chevrotante,
arrangements sirupeux, paroles co-connes, Would you rock'n'roll with me, no one
else I'de rather be... Oh, mon Dieu, qu'on l'achève !!! Heureusement, le
morceau suivant va un petit peu changer la donne, temporairement du moins : We
Are The Dead, une des trois chansons les plus orwelliennes du projet (le titre
est une allusion à ce que Winston et Julia, les deux héros de 1984, se disent
se rendant compte qu'une fois qu'ils ont commencé à se fréquenter et à
critiquer, entre eux, le Parti de Big Brother, ils sont devenus des morts en
plus ou moins long sursis), et assurément la meilleure de la deuxième face. Une
chanson apocalyptique (tiens !), lente, interprétée par un Bowie concerné, ce
qui, sur ce disque, est aussi rare que de la neige dans le désert de Mojave en
plein mois de juillet. Vraiment une bonne chanson. Suivie par deux autres
titres sous influence orwellienne, rien que les titres en disent long, comme je
l'ai dit plus haut : 1984 et Big Brother. La première est un funk-rock limite
disco qui sera repris, 10 ans plus tard, par Tina Turner sur son Private
Dancer. Le rythme est bon, les paroles, franchement...nulles. Comme
l'interprétation de Bowie, assez fadasse, sauf dans les refrains. Big Brother
est pire, les paroles sont tartignolles sur un surhomme à la Nietzsche (retour
d'un thème que Bowie affectionnait dans sa période 1969/1971, voir The
Supermen) étant accessoirement un leader, un gourou, un sauveur, un Führer, un
Duce, un Caudillo, un Voïvod, un Grand Timonier, Big Brother, quoi. Pompeuse,
très médiocre, cette chanson limite insupportable est suivie de la conclusion
de 2 minutes, Chant Of The Ever Circling Skeletal Family, totalement
apocalyptique (et allez donc), laquelle conclusion s'achevait sur un locked
groove, en vinyle (un sillon bloqué sur les dernières notes, qui sont Bowie
répétant, en boucle, le bro-bro-bro-bro-bro-bro de 'Brother'), ce qui rendait
ainsi le morceau interminable, il fallait se lever pour lever le bras de la
platine. Ce morceau final est assez médiocre et, il faut le dire, totalement
cintré, on y entend surtout Bowie chanter, d'une voix nasillarde et aiguë (et
un peu flippée, aussi), Brother, oooh-ooh, shake it up, move it up, brother,
ooh-ooh, shake it up, move it up... Qui a dit que la drogue rendait con ? Vous
? Bien ! Vous avez gagné toute ma sympathie ! Inutile donc de dire que l'album
se finit en pet foireux.



Diamond Dogs
est donc un disque très très inégal et franchement mineur dans la discographie
de Bowie. Il faudra ensuite attendre 1983 pour avoir à nouveau un disque aussi
mineur (Let's Dance, très pop commercial), ce qui fait, en gros, de cet album
de 1974 une sorte de chute éphémère avant une remontée fulgurante. L'album
suivant, Young Americans, mal-aimé, très soul, est une sublime réussite, et dès
l'album qui sera fait encore après, Station To Station, Bowie sera au sommet
absolu de sa carrière, son pinacle, son zénith. Diamond Dogs est une sorte
d'erreur de passage, d'accident industriel causé par la drogue et par un
concept fumeux qui, sur la route, ne tient pas. La tournée sera difficile,
David Live le prouve (ce live contenant certes de grands moments, mais aussi et
surtout des passages assez embarrassants, Bowie n'étant pas au mieux de sa
forme et les arrangements soul/funk/apocalyptique de Diamond Dogs sont utilisés
pour tout le live, ce qui fonctionne souvent moyennement bien). Bref, pour
finir, ce disque est un ratage quasi-complet, malgré de bonnes chansons.
Croyez-moi, le fan absolu de Bowie que je suis a essayé de l'aimer, ce disque,
mais sur la longueur, non, je ne peux pas ! Si vous ne connaissez pas encore
Bowie, ruez-vous sur ses albums des périodes 1971/1973 et 1975/1980, et attendez
un peu avant d'écouter, si ça vous dit encore, Diamond Dogs, qui aurait pu être
un chef d'œuvre, mais n'est qu'un semi-échec un peu embarrassant (en plus
d'être une œuvre à part dans sa discographie).



XSilence



Après la
période glam, superbement ouverte par Hunky Dory et beaucoup moins bien close
par Pin Ups, David Bowie décide -encore- de se remettre en question. Sa
dernière idée : virer les Spiders From Mars. Ainsi, tel McCartney, Bowie peur
enfin réaliser son rêve : être un groupe à lui tout seul. Ensuite, il lit 1984
d'Orwell, et là, révélation : c'est un concept génial ! D'où une autre idée :
adapter le bouquin en album. Finalement il s'en inspirera (ou le plagiera,
c'est selon) seulement, les descendants d'Orwell voyant cette initiative d'un
mauvais œil.



Alors, il s'y
met, le p'tit père. Lui et son ingénieur du son, consommant de la coke comme
une Golf I GTI 1.9 préparée bouffe 40 litres de super aux 100, se lancent dans
cette entreprise qui sent le sapin du départ.



Résultat :
Diamond Dogs.



Un disque
particulier, assez déroutant dans un premier temps. Concept oblige, les titres
s'enchaînent, cette homogénéité est renforcée par Bowie devenu homme-orchestre.
M'enfin bon, ce concept ... qui se veut dépeindre une société futuriste
terrifiante mais cette noirceur de pacotille ne s'élève pas au-dessus d'un
scénario de Luc Besson ...même Ziggy faisait moins tarte ! Au passage, le
caméléon s'invente un nouveau personnage en la personne d'Halloween Jack,
prêcheur à plein temps à Hunger City. Ah ah.



Bon, et la
musique ? Bowie chante plus que correctement et s'en sort très honorablement
dans les parties instrumentales. Le problème, c'est les chansons. Elles ne
manquent pas d'intérêt bien qu'un peu longues et un peu (euphémisme)
grandiloquentes parfois ("We Are The Dead" en est un parfait
exemple). Certaines sortent du lot, ainsi "Diamond Dogs" ou
"Rebel Rebel" et son immortel riff stonien en diable. Mais il y en a,
comme "1984" qui voit déjà Bowie lorgner vers les dance floors et la philly
soul ou "Chant Of The Ever Circle Skeletal Family", qui puent du cul
si je puis me permettre. Et qui laissent un goût amer.



Bref, dans un
premier temps on est pas mal déçu. Et puis, en y revenant, on se prend
d'affection pour ce disque boursouflé et complaisant mais attachant par ses fautes
de goût. On se dit que le mieux compense bien le pire...et qu'il n'est pas si
nul que ça, bien qu'étant qualitativement à des années-lumière de, au hasard,
Low.



Un disque
mineur dans la discographie de ce géant, à écouter quand on a épuisé le meilleur
(mais est-ce possible ?).



TRACKLINSTING 

1Future Legend1:05
2Diamond Dogs5:56
3Sweet Thing3:39
4Candidate2:40
5Sweet Thing (Reprise)2:31
6Rebel Rebel4:30
7Rock 'N Roll With Me
Lyrics By – Bowie*Music By – Bowie*, Peace*
4:00
8We Are The Dead4:58
91984
Guitar – Alan Parker
3:27
10Big Brother3:21
11Chant Of The Ever Circling Skeletal Family2:00
Bonus Tracks
12Dodo2:55
13Candidate
Remix [Remixed To Digital] – Jonathan WynerDr. Toby Mountain*
5:05

Sociétés, etc.

Crédits

Notes

Reissue, originally released in 1974. 

Recorded at Olympic and Island Studios, London and Studio L Ludolf, Hilversum, Holland. 

Track 12: Previously unreleased track recorded in 1973. 
Track 13: Demo version recorded in 1973.

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