Iggy Pop - Brick by
Brick - 1990
EAC Rip [FLAC]
:format(jpeg):mode_rgb():quality(90)/discogs-images/R-4779652-1375739751-5270.jpeg.jpg)
:format(jpeg):mode_rgb():quality(90)/discogs-images/R-4779652-1375739768-9721.jpeg.jpg)
:format(jpeg):mode_rgb():quality(90)/discogs-images/R-4779652-1375739762-7018.jpeg.jpg)
ARTISTE
Iggy Pop, de son vrai nom James
Newel Österberg Jr, naît le 21 avril 1947 dans le Michigan. Le jeune homme
monte ses premiers groupes de Rock au lycée avec des amis et hérite
rapidement du surnom d’Iguane. En 1967, il fonde sa propre formation, The
Stooges. Le groupe rencontre un franc succès et les tubes I wanna be your dog
ou Search and Destroy suscitent l’hystérie chez les rockeurs. Précurseur du
mouvement Punk, Iggy Pop est réputé pour son utilisation “dirty” de la guitare
et ses bonds impressionnants sur scène. Le parrain du Punk lance la tendance
du stage diving qui consiste à se propulser dans le public et à se faire
porter par lui. Mais les drogues ont raison du groupe. Puis vient la rencontre
avec David Bowie au début des 70's qui va bouleverser la carrière de Pop. Une
complicité artistique entre les deux artistes aux styles radicalement
différents se développe. Entre Paris et Berlin, ils composent, de leur travail
naissent les deux albums solo d'Iggy Pop, The Idiot, puis Lust for Life, tous
deux sortis en 1977 grâce au crédit de David Bowie qui lui demande de faire la
voix sur son album Low. Avec ces deux albums et Kill City qui sort alors (à
mettre en parallèle avec la trilogie berlinoise de Bowie), Iggy Pop connaît le
succès. Abandonné un moment par David Bowie, Iggy voit son nouveau succès
décroître rapidement. Il se rapproche à nouveau de James Williamson devenu
producteur. Avec un son New Wave, il compose trois albums où il revient à un
style de musique beaucoup plus violent : New Values (1979), Soldier (1980) et
Party (1981). Devant l'échec commercial de ces albums qui, malgré le contrôle
artistique de la société de production, sont éloignés des goûts musicaux de
l'époque, Pop décide que son album suivant se fera sans le contrôle des maisons
de disques : s'ensuit Zombie Birdhouse (1982), relative réussite artistique
mais, une fois de plus, échec commercial. En 2003, les Stooges se reforment
jusqu’au décès du bassiste Ron Asheton en janvier 2009. Iggy enchaîne alors
les tournées en solo, révélant une énergie incroyable et une musculature
intacte. Le chanteur s’est en effet assagi et met en avant les bénéfices
d’une hygiène de vie scène : adepte de yoga, il est désormais végétarien.
En 2016 Iggy Pop et Josh Homme
(Queens Of The Stone Age, Eagles Of Death Metal) sortent un projet commun
intitulé Post Pop Depression. Le disque paraît en mars et voit également la
participation de Dean Fertita (Queens Of The Stone Age, The Dead Weather) et
Matt Helders (Arctic Monkeys).
L'ALBUM
Rock
Fever
Premier album d'Iggy Pop pour le
label Virgin Records, avec qui il est toujours sous contrat, Brick By Brick,
sous sa pochette dessinée par Charles Burns et sa production de Don Was (qui a
produit les Stones), est un des albums les plus estimés de l'Iguane. Un disque
furieux, à la fois hard et punk, sur lequel jouent notamment Slash et Duff
McKagan, deux membres des Guns'n'Roses (guitare pour le premier, basse pour
l'autre), mais aussi des musiciens moins connus comme Waddy Watchell (guitare),
Charley Drayton et Chuck Domanico (basse), Kenny Aronoff (batterie), Jamie
Muhoberac (claviers), David Lindley (mandoline, violon) et David McMurray
(saxophone). Kate Pierson, des B-52's, chante en duo avec Iggy sur Candy, et
John Hiatt fait de même sur Starry Night.
Brick By Brick est un disque,
comme je l'ai dit, faisant partie des plus appréciés des fans de l'Iguane.
Remarquablement bien produit, cet album (sur lequel Iggy joue un peu de
guitare, hé oui !) est un des meilleurs du chanteur de Detroit, et tout en
étant férocement rock, limite punk ou metal par moments (son album précédent,
Instinct, était un disque très heavy, raté, mais violent), rappelle par moments
les deux albums que Bowie a produits pour son pote et ex-Stooges : The Idiot et
Lust For Life, et surtout ce dernier. Le duo avec Kate des B-52's (qui, un an
après, chantera sur deux chansons du Out Of Time de R.E.M. dont le tube Shiny
Happy People), Candy, sera même le premier hit MTV du chanteur (et une des
meilleures chansons de l'album, qui en offre 14 pour un total de 54 minutes).
Home sera un autre succès en tant que single, et ouvre l'album. Livin' On The
Edge Of The Night, qui achève l'album, existait déjà dans une autre version se
trouvant dans la bande-son du film Black Rain de Ridley Scott (1989). La
chanson-titre est mémorable, Neon Forest, longue de 7 minutes (la plus longue),
également.
Au final, Brick By Brick est donc un excellent cru d'Iggy.
La suite sera moins remarquable (American Caesar est pas mal mais trop long,
Beat 'Em Up est catastrophique, Avenue B est pas mal, mais sans plus, Skull
Ring aussi, Préliminaires est moyen mais original); faisant de cet album de
1990, à ce jour, le dernier à être totalement réussi. Le dernier grand opus
studio de l'Iguane. Hé, ça fait quand même 21 ans que Brick By Brick est sorti,
et à ce jour, toujours pas d'album capable de le battre, dans la discographie
de James William Osterberg. Il faudrait se réveiller, Iggy !
TRACKLINSTING
| 1 | Home | 4:01 |
| 2 | Main Street Eyes | 3:41 |
| 3 | I Won't Crap Out | 4:02 |
| 4 | Candy | 4:14 |
| 5 | Butt Town | 3:33 |
| 6 | The Undefeated | 5:05 |
| 7 | Moonlight Lady | 3:30 |
| 8 | Something Wild | 4:01 |
| 9 | Neon Forest | 7:05 |
| 10 | Starry Night | 4:01 |
| 11 | Pussy Power | 2:47 |
| 12 | My Baby Wants To Rock & Roll | 4:46 |
| 13 | Brick By Brick | 3:29 |
| 14 | Livin' On The Edge Of The Night | 3:07 |