The Clash - The Clash

Dans Haute fidélité, le roman de Nick Hornby, le narrateur dresse une liste des «5 meilleures intros d’album de tous les temps» , dans lequel il inclut notamment «Janie Jones» du Clash. Bonne pioche : rythmique implacable sous amphétamines, guitare cisaillante, voix braillée plus que chantée et production cheap, ce titre est une des meilleures chansons punk jamais enregistrées. Et en plus, le Clash maintient le même niveau tout au long de ce premier disque : on y trouve d’autres intros incendiaires («Remote control», «I’m so bored with the U.S.A.» ) et brûlots en tous genres («White riot», «London’s burning» ). Des slogans en pagaille, également, pour moquer les hippies («Hate and war / The only thing we got today» ) ou régler ses comptes avec la critique («Garageland» , référence à un commentaire du critique du NME Charles Shaar Murray quelques mois plus tôt : «Ils sont le genre de groupe de garage qui devrait rapidement retourner dans le sien, en laissant de préférence le moteur tourner, ce qui serait une perte beaucoup plus grande pour leur famille et leurs amis que pour le rock’n’roll» ).
The Clash est en tout cas un brûlot certes, mais déjà désabusé : «If they wanna get me making toys / Well, I got no choice» chante Joe Strummer sur «Career opportunities» . Mais la plus grande curiosité du disque est sans aucun doute sa reprise de «Police and thieves» , classique reggae de Junior Murvin. Une orientation qui sera approfondie plus tard, quand The Clash connaîtra une deuxième naissance. CBS, qui déteste la production du disque attend deux ans pour le sortir, alors qu’il est devenu la plus grosse vente en import de l’histoire de la compagnie. Si la version originale du disque avait été bâclée en trois semaines, sa ressortie est tout aussi mal préparée : quatre chansons disparaissent, et l’ordre des morceaux est modifié. Heureusement, l’album propose aux acheteurs américains les singles sortis entre 1977 et 1979 – «Clash city rockers» , «Complete control» (produit par Lee «Scratch» Perry), « (White man) In Hammersmith Palais » (titre inspiré à Strummer par un concert de reggae où il est le seul Blanc dans la salle), «I fought the law » et « Jail guitar doors » . Bref, de splendides tentatives de reggae blanc et du punk fougueux du meilleur niveau. De quoi prouver que, même avec un accent américain, le langage du Clash restait diablement neuf, incisif, violent. Le démontrer avait été tout l’enjeu de Give’em enough rope, sorti… un an plus tôt.
Source: Music Story
Informations sur l'album:Artiste : The ClashGenre : PunkAnnée : 1977Liste des pistes - Durée: 35:20
1. Janie Jones [02:08]
2. Remote Control [03:03]
3. I'm So Bored With The U.S.A. [02:24]
4. White Riot [01:56]
5. Hate & War [02:06]
6. What's My Name [01:41]
7. Deny [03:06]
8. London's Burning [02:12]
9. Career Opportunities [01:54]
10. Cheat [02:06]
11. Protex Blue [01:46]
12. Police & Thieves [06:03]
13. 48 Hours [01:36]
14. Garageland [03:12]
Informations sur l'hébergement:Hébergeur: SeedBoxCodec audio: FLACTags: Vorbis(Comment)Fichiers: 14 fichiers musicauxTaille: 230 Mo