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Yasmina Khadra est le pseudonyme de l'écrivain algérien Mohammed Moulessehoul.
Son père, officier de l'ALN blessé en 1958, veut faire de lui un soldat
en l'envoyant dès l'âge de neuf ans dans un lycée militaire, où il fait
toutes ses études avant de servir comme officier dans l'armée algérienne
pendant 36 ans. Durant la période sombre de la guerre civile algérienne
dans les années 80-90, il est l'un des principaux responsables de la
lutte contre l'AIS puis le GIA, en particulier en Oranie.
Moammed Moulessehoul choisit en 1997, avec le roman Morituri, d'écrire
sous pseudonyme. Diverses raisons l'y poussent, mais la première que
donne Moulessehoul est la clandestinité. Elle lui permet de prendre ses
distances par rapport à sa vie militaire et de mieux approcher son
thème cher : l'intolérance.
Il démissionne de l'armée algérienne en 2000, pour se consacrer à sa
vocation: l'écriture, et choisit de s'exprimer en langue française.
Après un court passage au Mexique, il vient s'installer en 2001, en
France, où il habite encore aujourd'hui. En 2002 dans "L'imposture des
mots", Khadra-Moullessehoul répond aux attaques qui fustigent son passé
militaire.
Il choisit de rendre hommage aux femmes algériennes et à son épouse en
particulier, en prenant ses deux prénoms, Yasmina Khadra, et ne révèle
son identité masculine qu'en 2001 avec la parution de son roman
autobiographique "L'Écrivain" et son identité tout entière dans
"L'imposture des mots" en 2002. A cette époque ses romans ont déjà
touché un grand nombre de lecteurs et de critiques.
Dieu n'habite pas La Havane
A quoi rêvent les loups
Ce que le jour doit à la nuit
La dernière nuit du Raïs
L'attentat
L'équation africaine
Les anges meurent de nos blessures
Les hirondelles de Kaboul
Les sirènes de Bagdad
L'imposture des mots
L'Olympe des infortunes
Qu'attendent les singes